Essai / 2015 / L'exploration de l'être

La Vie et l’Existant ne semblent, en réalité, qu’un gigantesque jeu — violent et merveilleux — et une permanente célébration… A hauteur d’Homme, peut-être pourrions-nous penser que nous nous apprenons les uns les autres (et, bien souvent, à notre insu) à mieux les regarder et à mieux les vivre. A mieux les comprendre et à mieux les aimer… mais sur le plan de la Conscience, tout ce « cirque » — aimable ou corrosif — semble (presque) sans importance… Est-ce qui est… et ce qui est n’altère jamais Le Regard…

 

Nous avons été contraints (pour des raisons d'ordre technique) de diviser la version numérique de cet ouvrage en dix parties.

Sommaire

Chapitre introductif

Chapitres 1 à 5

Chapitre 6 (début)

 

 

Les relations : les réponses aux besoins relationnels, sexuels, affectifs, communicatifs et informationnels

 

Généralités

L’Homme est un être relationnel. Le besoin relationnel s’exprime, en général, par le besoin de contact avec ses congénères (mais également avec d’autres formes : les animaux et la nature par exemple). Le caractère grégaire de l’être humain l’incite donc fortement (et principalement) à être en contact avec ses pairs. Aussi a-t-il besoin de nouer avec eux(1) des relations de nature sexuelle et affective, de communiquer avec eux(1) et de se tenir informé des évènements majeurs de la communauté (ou d’une partie de la communauté).

 

Afin de tenter d’y voir plus clair dans cette très dense et nébuleuse thématique, nous pourrions éventuellement catégoriser les relations selon le critère d’intimité(2) :

 

- les individus très intimes(3) : relations et échanges sexuels, sensoriels et affectifs avec (en général) partage du lieu de vie et activités communes (relations amoureuses et/ou « maritales » et familiales(4) – au sens strict) ;

 

- les individus intimes : relations et échanges affectifs et (éventuellement) sensoriels non sexuels (relations familiales – au sens large – et amicales très proches) ;

 

- les individus proches : relations et échanges amicaux (copains, copines) ;

 

- les individus fréquemment fréquentés : relations très régulières sinon quasi quotidiennes — relations professionnelles et entourage proche (collègues, voisinage…) ;

 

- les individus occasionnellement fréquentés (relations irrégulières, ponctuelles ou rares) : relations avec l’entourage large (voisinage, connaissances…) ;

 

- et les individus inconnus.

(1) Avec (en général) un certain nombre d’entre eux ou un très faible nombre d’entre eux…

(2) A ce titre, les salutations d’usage dans les courriers et courriels sont révélatrices de ces différentes catégories (de « gros bisous/je t’embrasse partout » à « salutations distinguées » en passant par « je t’embrasse très fort/bisous affectueux », « bien amicalement », « amicalement », « cordialement »…).

(3) Cette classification peut être remise en cause si elle n’est pas pondérée par le degré de proximité « profondément ressenti ». Ainsi, il arrive fréquemment que des individus aient des rapports sexuels et/ou entretiennent des relations sans éprouver le moindre sentiment de proximité…

(4) Selon les époques et les contrées, selon les us et coutumes sociaux et familiaux et l'âge des individus, les parents (les ascendants), les enfants (les descendants) et la fratrie appartiennent (en général) à cette catégorie (soulignons néanmoins, qu'au regard du tabou quasi universel que représente l'inceste(A), les individus dotés d'une certaine « proximité génétique(B) » sont peu enclins, ne s'autorisent pas et/ou ne sont pas autorisés à entretenir des rapports sexuels...)...

(A) Le terme « inceste » tire son origine du latin « incestum » qui signifie « souillure »...

(B) « Loi naturelle » plus ou moins consciente pour favoriser, sans doute, une certaine diversité génétique, nécessaire à la survie et au développement de l'espèce (on connaît fort bien les risques de la consanguinité...)...

 

Notons, en aparté, que la communication peut être verbale et non verbale. Et que la parole constitue (jusqu’à aujourd’hui) le mode de communication et d’échange humain principal* entre les individus (excepté entre les individus très intimes).

* La communication non verbale qualitative et silencieuse (qui permet de ressentir et de « connaître » l’intériorité de son interlocuteur sans avoir recours au langage — et (le plus souvent) accessible à partir d’un certain degré de compréhension, de perception et de sensibilité, induit (en général) par un cheminement spirituel) est extrêmement rare…

 

Nous ne pouvons passer sous silence, ici, les caractéristiques majeures des relations humaines. Bien que la plupart des Hommes (loin s’en faut !) ne les perçoive pas ainsi, tentons de les résumer en quelques mots… De façon synthétique, nous pourrions dire que les individus (en général) nouent des relations avec leurs congénères en aspirant (plus ou moins consciemment) à ce qu’ils répondent à leurs désirs et à leurs attentes (voire les comblent entièrement) et/ou en espérant qu’ils leur procurent amour et attention... Ils ne voient donc (bien souvent) en l’Autre(1) que ce qu’il représente à leurs yeux et/ou ce qu’il pourrait leur offrir… Chacun semble fonctionner ainsi(2)… Notons, entre parenthèse, que tous pensent et veulent faire croire le contraire(3)… En définitive, chacun semble n’avoir d’yeux et n’aimer(4) que ce que l’Autre lui procure et lui apporte… Ainsi sont et semblent fonctionner le psychisme et la très grande majorité des relations entre les Hommes…

(1) « L’Autre » est donc perçu (consciemment ou non) comme un moyen (voire comme un instrument) nécessaire à la satisfaction des besoins et désirs personnels...

(2) Et personne, en vérité, (sauf exception) n’est en mesure de regarder l’Autre « réellement » et moins encore de l’aimer « réellement » (pour ce qu’il est)…

(3) Ah ! Lorsque le psychisme est à l’œuvre (et à la manœuvre) ! Toujours à bercer d’illusions… et à faire prendre des vessies pour des lanternes…

(4) Pour regarder « réellement » l’Autre (tout être et toute chose aussi d’ailleurs) et l’aimer « réellement » (pleinement sans condition ni attente), il semble nécessaire de « quitter » l’espace psychique et « d’habiter » moins partiellement l’espace de Conscience (et jusqu’à aujourd’hui, et sans doute encore demain, seul un cheminement spirituel le permet et le permettra – nous aborderons cette thématique dans les paragraphes consacrés au plan spirituel).

 

Notons également que les relations de proximité (les relations avec l’environnement « habituel » et avec les individus intimes et très intimes) — et en particulier les relations amoureuses et amicales — obéissent à une sorte de processus d’usure naturel (lassitude liée au fonctionnement psychique). Rappelons que ces relations, à leur début, sont (en général) très largement constituées de représentations projectives (chaque individu projette sur l’autre ce qu’il aimerait qu’il soit…) et chacun, en général, se présente (et se montre) sous son aspect le plus appréciable (le plus aimable — aimable au sens d’être aimé…) afin d’entrer en contact, de nouer une relation et obtenir ce qu’il désire… La première étape se caractérise donc par la coïncidence (plus ou moins parfaite) entre l’image que l’Autre renvoie et les représentations mentales des individus. Coïncidence qui induit un sentiment de proximité quasi immédiat et un sentiment de bonheur... La deuxième étape se caractérise par la prise de conscience d’un décalage entre les représentations mentales et ce qu’est et renvoie l’Autre. A ce stade relationnel, il n’est alors pas rare de voir survenir de « petits arrangements(1) » et de « petites transactions(1) », chacun « calculant » et « évaluant » l’Autre et la relation(2) à l’aide d’une grille (assez floue en général) de « coûts et de bénéfices » relationnels… Lorsque les bénéfices « personnels » sont jugés insuffisants, les individus sont très souvent enclins à demander à l’Autre (de façon plus ou moins explicite ou directe) de se conformer à leurs représentations mentales. Sans grand succès en général... En matière relationnelle, l’habitude, l’attachement, la peur de la solitude et de l’inconnu font « le reste »… mais disons que tant que les bénéfices(3) personnels offerts par une relation sont supérieurs à ses désagréments(3), la relation se poursuit. Lorsque les désagréments deviennent supérieurs aux bénéfices, les individus se séparent (sauf pour les cas « pathologiques » : dépendance, « immaturité » affective etc etc).

(1) Sorte de petits contrats (mesquins, inconscients et plus ou moins tacites) qui permettent la poursuite de la relation…

(2) Cela peut paraître « horrible » mais cela semble fonctionner ainsi…

(3) Ces deux paramètres doivent être pondérés par le degré de crainte à l’égard de la solitude et/ou de l’inconnu (en matière relationnelle).

 

Notons aussi qu’en matière de relations très intimes entre les individus, dans un passé pas si lointain, et encore à l’œuvre aujourd’hui dans de nombreuses contrées, les mariages étaient (ou sont) des alliances* arrangées par les familles et/ou les clans, scellant, plus qu’un « pacte sentimental », un arrangement pécuniaire et matériel et/ou l’assurance d’un rang social…

* Soulignons, ici, que « l’alliance » que les mariés se passent au doigt révèle, à bien des égards, la nature du pacte signé : faire « alliance » pour affronter ensemble les vicissitudes de l’existence (chacun s’appuyant et « se servant » de l’Autre pour « être plus fort » et « mieux armé » en cas de « coups durs »…).

 

NOTE : ces catégories ne sont, bien évidemment, pas figées. Elles sont amenées plus ou moins régulièrement à se réorganiser. Et les individus peuvent passer d’une catégorie à l’autre selon l’évolution des relations…

 

NOTE SUPPLEMENTAIRE : chaque catégorie de relations obéit à des codes de conduite et à des règles implicites, plus ou moins tacites et assimilés par les individus (et plus ou moins variables selon les sociétés) qui régissent les comportements. Leur transgression, si elle est acceptée par l’interlocuteur, engendre souvent (et pour un temps plus ou moins long) un changement de catégorie relationnelle (plus ou moins consenti entre les individus). En revanche, si cette transgression n’est pas acceptée et/ou si elle enfreint les lois qui régissent les rapports entre les individus, ce refus engendre, en général, une exclusion de « l’individu fautif » (avec, éventuellement, des poursuites pénales et des conséquences judiciaires*…).

* En particulier, lorsque l’infraction est avérée et « reconnue » par un tribunal…

 

En matière relationnelle, le psychisme semble opérer une distinction entre les liens qui lui paraissent utiles et nécessaires, ceux qui lui semblent neutres et ceux qu’il juge inutiles ou néfastes. Il s’attache, prend soin et « utilise », en général, les premiers à des fins égotico-utilitaristes, est relativement indifférent à la deuxième catégorie (excepté lorsqu’entre(nt) en jeu un contact et/ou une émotion) et rejette ou fuit les troisièmes. Ainsi, le respect apparent des autres formes (individus, animaux, végétaux, environnement…) est principalement lié à l’utilité et aux bénéfices égotiques qu’elles procurent (consciemment et/ou inconsciemment). Plus le lien apparaît utile aux individus, plus ils le « chérissent » tout en s’assurant qu’il « procure » ce dont ils estiment avoir besoin. Le sentiment de proximité plus profond avec les autres formes – et les actions non égotiques qui en découlent – ne peuvent naître qu’avec la Conscience* (ce qui permet aux individus d'être « animés », à des degrés divers, de certaines de ses caractéristiques…).

* En matière relationnelle, plus la Conscience est « habitée » largement et profondément, plus l’Autre (quelles que soient sa nature et ses caractéristiques) est respecté « pour ce qu’il est » sans attente égotique, plus le respect devient révérencielle, la bienveillance naturelle et spontanée et le sentiment de proximité devient fort (jusqu’au sentiment d’Unité et d’Amour absolu).

 

Notons enfin que le sentiment de solitude est ressenti par à peu près tous les Hommes. Et la solitude (définie communément comme l’absence de relations avec ses congénères) est, en général, perçue comme insupportable. Elle est fuie, bannie et considérée comme une « tare », une sorte de « malédiction » (stigmatisante) ou comme le signe d’un « dysfonctionnement » ou d’une « monstruosité » personnel(le)... Aussi, la grande majorité des êtres humains préfère nouer des relations peu satisfaisantes et « entourer leur solitude » de compagnie plutôt que d’affronter un « face à face » avec eux-mêmes*… Beaucoup ne voient pas la dimension compensatoire et purement égotique des relations humaines… A ce titre, il est intéressant de noter que la solitude semble pourtant une condition très favorable à la rencontre « avec soi » (et avec l’Infini que chacun porte en soi…). Cette rencontre (fondamentale) « avec soi » inaugure souvent les premiers pas sur le chemin spirituel (nous y reviendrons dans les paragraphes consacrés au cheminement spirituel). Disons simplement, ici, que cette rencontre (plus ou moins profonde) permet aux individus de mieux comprendre ce qu’il sont et de pouvoir (par la suite) rencontrer l’Autre de façon plus ouverte, plus saine et plus libre et sans attente égotique…

* « Face à face » qu’ils redoutent et craignent par-dessus tout…

 

Terminons ce paragraphe par les conflits relationnels (qui existent partout où sont les Hommes… et aussi — ne l’oublions pas ! — partout où vivent les autres formes terrestres…). Quelle que soit la nature des relations, elles semblent ontologiquement conflictuelles(1). Et il arrive même qu’elles produisent des rancœurs, des rancunes et des désirs de vengeance plus ou moins violents qui « hantent » et « gangrènent » les esprits(2) pour des périodes plus ou moins longues…

(1) Caractéristique liée, en grande partie, au psychisme (identifié au corps) et aux représentations mentales qui prédisposent les individus à l’affrontement, chacun « défendant » son identité, ses désirs, ses attentes, ses idées, ses croyances, ses idéologies et qui conduisent presque inéluctablement à transformer toute rencontre en guerre « de position »…

(2) Comme si le psychisme cherchait une cause, un responsable et/ou un coupable (qui ne sont, bien sûr, qu’apparents), à son insatisfaction, à sa frustration et à « ses malheurs »…

 

 

Bref aperçu historique

 

Premières sociétés humaines

Lieux de rencontre : les lieux physiques de la communauté

Mode de communication : mode de communication non verbal et émergence progressive de la communication verbale (langage articulé)

Mode d’information : inexistant ou quasi inexistant (excepté la perception visuelle et les fonctions sensorielles)

 

Sociétés primitives

Lieux de rencontre : les lieux physiques de la communauté (et éventuellement les communautés alentour)

Mode de communication : la parole* lors des rencontres physiques

Mode d’information : les échanges entre les individus et (éventuellement) les messagers (ou « les invités » extracommunautaires…)

* Bien que la parole ne semble constituer qu’une « infime partie » de la communication (qui est principalement composée de l’intonation, du son de la voix, des « mimiques » faciales et surtout du langage corporel), elle a toujours été le « canal d’échanges » principal dans la très grande majorité des relations humaines…

 

Sociétés d’avant-hier (jusqu’au 18ème siècle)

Lieux de rencontre : les lieux physiques de la communauté (et éventuellement les communautés alentour) et les voyages

Mode de communication : la parole* lors des rencontres physiques. Et le télégraphe

Mode d’information : les échanges entre les individus, les gazettes locales, le télégraphe

* Et, accessoirement, l'écriture (échanges épistolaires...).

 

Sociétés d’hier (jusqu’au 20ème siècle)

Lieux de rencontre : les lieux physiques de « la communauté » (et éventuellement « les communautés » alentour) et les voyages

Mode de communication : la parole* lors des rencontres physiques, le téléphone

Mode d’information : les échanges entre les individus, la radio, la télévision et la presse écrite

* Et, accessoirement, l'écriture (échanges épistolaires...).

 

Sociétés d’aujourd’hui

Lieux de rencontre : les lieux physiques. Et les rencontres liées aux « nouvelles technologies » (internet, réseaux sociaux, smartphones…)

Mode de communication : la parole. Et l’ensemble des possibilités liées aux « nouvelles technologies » (smartphones, textos, e-mails, dialogues vidéo…) qui permettent d’être relié à tout instant aux individus appartenant à « la sphère personnelle » et/ou jugés nécessaires ou indispensables

Mode d’information : les échanges entre les individus, la radio, la télé, la presse écrite, internet et les réseaux sociaux qui permettent de se tenir informé de tous les évènements majeurs sur l’ensemble de la planète

 

 

Trend historique (subjectif* à grandes enjambées et un peu désordonné…)

Bien qu’il conviendrait de faire une distinction entre les différents types de sociétés au fil de l’histoire humaine (toutes les sociétés n’ont pas connu une telle évolution), nous pouvons dire que les réponses aux besoins relationnels ont globalement évolué ainsi.

* Voir le trend historique de la rubrique « alimentation ».

 

Offre – production – structures

Le domaine des relations a connu, au fil de l’histoire, des changements considérables. Les possibilités de rencontre entre les individus qui se limitaient autrefois à la tribu, à la communauté, au village, aux bals, aux lieux publics et aux lieux de travail se sont considérablement élargies. Et aujourd’hui, les individus peuvent (à peu près) rencontrer « le monde entier »...

 

En matière de « relations aux animaux », autrefois, les rencontres se limitaient à la faune sauvage et/ou aux animaux de rente (en général, considérés comme danger ou source alimentaire). Et aujourd’hui, chacun peut rencontrer des animaux comme (à peu près) bon lui semble (animaux de compagnie, promenades dans la nature, zoos, réserves animalières…).

 

Quant « aux relations à la Nature », elles aussi ont significativement évolué. Alors qu’autrefois la « Nature » était (le plus souvent) considérée comme hostile ou ressources utiles, avec le développement des univers urbains (artificiels), elle est aujourd’hui considérée comme lieu de détente et de ressourcement (soit lieux « sauvages » mais plus généralement « coins de nature » remaniés par l’Homme avec minimisation des désagréments naturels* — les parcs par exemple).

* En la « civilisant » pour qu’elle devienne plus plaisante à l’œil, moins dangereuse, plus confortable…

 

En matière de relations humaines, nous avons assisté au développement (et à la généralisation) des possibilités de rencontres et des modes de communication : téléphone, smartphone, internet, fibre numérique (Skype : voix et image*)… avec des moyens de communication de plus en plus rapides et de plus en plus performants en matière de distance (abolition progressive de la distance) qui permettent (de plus en plus) de recréer les conditions d’une rencontre « réelle »…

* Et bientôt plus encore…

 

Les relations humaines amoureuses (et/ou sexuelles) sont aujourd’hui régulées par une forme de marché informel avec une offre et une demande de type quasi capitaliste(1). Elles échappent, en partie, à un marché capitaliste formel (quoique pas totalement avec les relations sexuelles tarifées(2), les agences matrimoniales, les sites de rencontres (sur internet) et les applications (pour smartphone) en tous genres où chacun se vend… en choisissant l’Autre sur un immense catalogue…).

(1) Si l’on est un peu réaliste et/ou cynique…

(2) Le « plus vieux métier du monde » toujours en vigueur (si j’ose dire !) sur toute la surface du globe… partout où il y a des hommes…

 

Les relations familiales, professionnelles et amicales et toutes les autres formes de relation humaine « informelle » sont censées échapper à la monétisation (sauf pour le travail* qui a, bien sûr, son marché — nous y reviendrons abondamment dans les paragraphes consacrés au travail et à l’organisation économique). Mais ces types de lien obéissent malgré tout (au vu des caractéristiques psychiques des individus) à des règles tacites d’échanges réciproques de menus services…

* Qui n'appartient plus à la sphère des relations « informelles » (depuis la complexification de l'organisation sociétale)...

 

Il semble essentiel de dire, ici, quelques mots sur l’évolution des relations « intimes » et de la famille. Dans les pays dits « développés », on a assisté, au cours des dernières décennies, à une forte croissance du nombre de divorces (et des ruptures dans les « unions libres »), à un éclatement de la cellule familiale traditionnelle et à une forte hausse des familles monoparentales. La montée de l’individualisme, l’autonomisation financière des femmes, l’évolution et une certaine forme de « libéralisation » des mœurs ont progressivement offert aux couples la possibilité de se séparer plus facilement… Et beaucoup ont franchi le pas reléguant aux oubliettes les temps « du patriarche » et « de bon papa » où « les traditions communautaires » et les pressions sociales et familiales constituaient des freins majeurs à la rupture des « liens conjugaux »…

 

Notons également que les délits et crimes sexuels, qui ont toujours plus ou moins existé*, demeurent très nombreux, que l’homosexualité était, il y a peu encore, et est toujours considérée, dans certaines parties du monde, comme une déviance ou une perversion sexuelle mais également comme un délit (ou un crime) et que le droit – en la matière – s’est progressivement élargi (avec le développement des droits de l’Homme) et a constitué l’un des instruments majeurs de la judiciarisation et de la pénalisation de certains comportement sexuels jusque-là ignorés ou occultés (comme la pédophilie par exemple)…

* Signe révélateur de la forte « dimension animale » à l’œuvre chez les Hommes où le mâle en rut satisfait ses instincts sexuels sur la femelle (consentante ou non) qui « passe » à proximité…

 

Nous ne pouvons également passer sous silence les relations qu’ont toujours plus ou moins entretenues les populations à l’égard des minorités. De tous temps, et quelle que soit leur nature (géographique, communautaire, ethnique, religieuse, sexuelle…), les minorités ont toujours (sauf exceptions) fait l’objet de brimades et/ou de persécutions et subi le rejet, l’exclusion, la stigmatisation, la domination et la violence (et parfois même l’extermination) de la majorité avec l’aval et l’appui (très souvent) des autorités, des lois et du système judiciaire*… les exemples en la matière sont légions... rappelons simplement (comme nous le disions plus haut) que l’homosexualité, considérée toujours aujourd’hui, dans de nombreuses contrées du monde, comme une infraction, et qui l’était encore dans les pays dit « développés » jusqu’à une date pas si lointaine, a toujours (plus ou moins) fait les frais d’exactions, de rejets et d’ostracisme…

* Sans compter, bien sûr, les minorités dominantes qui infligeaient (et continuent parfois d’infliger) à la majorité soumise leur hégémonie et lui imposaient (ou lui imposent toujours) leur diktat (systèmes esclavagistes, lois de ségrégation raciale, systèmes d’apartheid et autres nobles réjouissances…). Systèmes qui en disent long (eux aussi) sur la nature relationnelle des Hommes…

 

Aujourd’hui, les « relations aux animaux domestiques » n’échappent pas au marché de type capitaliste. On y trouve une offre privée (éleveurs et animaleries principalement(1)). Notons également que l’animal est toujours considéré à la fois dans les mœurs et en matière juridique comme une « chose » (un meuble(2)) sur lequel l’Homme a toute autorité et tout pouvoir (y compris celui de lui donner la mort)… Quant aux autres animaux (animaux d’élevage), inutile de faire un dessin… on sait à quoi ils sont destinés (et on connaît leurs effroyables conditions d’existence…). Quant à la faune sauvage, elle peut se laisser approcher dans la nature (en promenade près de chez soi ou en voyage dans des zones « sauvages ») ou on peut la trouver dans des zoos et des réserves naturelles (payantes).

(1) Sans compter les nombreux trafics d’animaux domestiques (mais également d’animaux sauvages – avec, entre autres, les « Nouveaux » Animaux de Compagnie) et les trafics de produits tels que l’ivoire, les défenses d’éléphants, les cornes de rhinocéros, les nids d’hirondelles, les ailerons de requins, la viande de baleine… et on en passe…

(2) Malgré de très timides percées, dans certaines régions du monde, pour lui attribuer le statut d’« être sensible »…

 

Un mot (enfin) sur les « relations aux végétaux ». Nous ne parlerons pas, ici, des fruits et légumes* mais des « relations à la Nature » (non consommable) : elles se manifestent soit à travers l’entretien (et la possession) de plantes d’agrément qui ornent le foyer (à l’intérieur et/ou à l’extérieur), soit en promenade autour de chez soi (parcs, bois, forêts ou à la campagne), soit en espace protégé (parfois gratuit parfois payant).

* On connaît leur sort (même si cela peut prêter à rire ou à sourire…)...

 

Quelques mots (pour finir) sur la communication et l’information (au sens large et au sens strict). Depuis que l’Homme est Homme, la communication a toujours, plus ou moins, été instrumentalisante et destinée à montrer la part « la plus reluisante » de l’individu, du groupe, de la structure, de l’institution ou de la cause que cette communication était censée exposer ou défendre… En la matière, tout n’est et n’a toujours été que « propagande et défense de l’image »... Partout et de tout temps… au niveau individuel (le plus intime) comme à l’échelle collective (mondiale et planétaire).

 

Dans cette perspective, il est donc peu étonnant que les informations livrées (par divers canaux) à la population ont toujours été plus ou moins dictées et contrôlées par le pouvoir en place (déformation, rétention, censure, storytelling …) et utilisées à des fins de propagande et d’instrumentalisation des masses(1). En matière d’information, la liberté de la presse(2) (considérée comme le quatrième pouvoir dans les sociétés démocratiques) est un gage (fragile) de transparence (et de vérité) malgré les collusions (et autres copinages) — possibles et existants — avec le pouvoir politique (et économique). A ce titre, notons que la généralisation d’internet et l’avènement des « nouvelles technologies » ont permis aux individus de participer à cette liberté d’expression, de pouvoir livrer des informations, de dénoncer et d’alerter « le monde entier » des dérives et des excès, des malversations, des opacités et des instrumentalisations dont ils étaient victimes et/ou les témoins en les diffusant sur le net et sur les divers réseaux sociaux (comme le font, par exemple, aujourd’hui ceux que l’on appelle « les lanceurs d’alerte »…), obligeant tous et chacun (individus, entreprises, Etats, institutions, associations, groupes et structures) à la transparence(3)… et à l’exactitude des informations qu’ils délivrent…

(1) Précisons, ici, que nous n’adhérons à aucune mouvance qui clame à qui veut l’entendre (haut et fort en général) que le monde serait aux mains de quelques individus et que les évènements majeurs seraient l’œuvre de minorités complotistes…

(2) Presses écrite, radiophonique et télévisée…

(3) Pour le meilleur et pour le pire…

 

Demande – consommation – individus

Autrefois, les individus étaient relativement tributaires des modes de déplacement et de communication, peu propices aux rencontres avec « l’extérieur » et qui les « confinaient » à des rencontres sur les lieux physiques qu’ils fréquentaient. Au fil des progrès, les déplacements et les modes de communication ont permis d’élargir, assez substantiellement, le périmètre des rencontres. Aujourd’hui, les individus peuvent être connectés à leur guise avec le plus de monde possible (avec opportunité de choix selon leurs besoins « relationnels »…). Mais ils demeurent toujours très tributaires de leurs capacités expressives — essentiellement langagières –, de leur compréhension et de leur perception relativement grossières et élémentaires (nous y reviendrons dans les paragraphes consacrés au plan spirituel)…

 

Les relations amoureuses se sont globalement éloignées de la dimension religieuse et affranchies de l’approbation familiale et/ou clanique. Et elles se sont globalement libéralisées (union libre, mariage homosexuel…).

 

Quant aux relations aux autres formes (animaux de compagnie et espaces naturels), elles connaissent (selon le degré de développement économique du pays) une certaine forme d’engouement, en particulier chez les citadins qui vivent (comme nous l’avons déjà évoqué) dans un univers humain de plus en plus artificiel (composé de béton, d’immeubles, de rues, de magasins, de bureaux et de supermarchés…).

 

Toutes ces informations générales (livrées un peu à la façon d’un « inventaire à la Prévert ») ne doivent, bien évidemment, pas nous faire oublier les effroyables inégalités en matière de relations qui sévissent (et ont toujours plus ou moins sévi) dans le monde où une partie de la population bénéficie, grâce à un encadrement législatif (dans les sociétés de droit), d’une certaine liberté et d’une certaine forme de tranquillité et d’apaisement (somme toute relatifs) en matière relationnelle et une autre partie (en particulier les minorités et les femmes) est toujours soumise à la dangerosité et à la peur du « rapport à l’Autre » mais également à la domination de la majorité, à l’ancestral machisme, à la phallocratie ou au patriarcat et à des traditions et mœurs éculées sans autre choix que de subir le diktat de la communauté (et de ses mâles...).

 

 

Eléments pour une analyse évolutive*

* Voir les éléments pour une analyse évolutive de la rubrique « alimentation ».

 

Objectifs généraux

Assurer la satisfaction des besoins et des désirs en matière sexuelle, affective, relationnelle, communicationnelle et informationnelle de façon sécurisée et permanente et de façon aussi rapide, simple, confortable et intelligente que possible (selon les capacités et possibilités offertes par les savoirs et la technique) et assurer l’amélioration des réponses (leur fabrication, leur accès et leur utilisation) en matière de rapidité, de simplicité, de durabilité, de sécurité, de confort et de possibilités nouvelles*… (avec amélioration continue de l’amélioration – cycle infini…).

* Ainsi qu’en matière de satisfaction, de plaisir, de bonheur, de joie et de beauté qu’elles peuvent offrir…

 

Eléments pour une analyse « théorique* » plus fine et plus profonde

- l’Homme est une forme énergétique vivante complexe perceptive complexe préconsciente

- les contenus communicatifs et informationnels sont des formes énergétiques immatérielles « synthétiques » idéatives et représentatives (avec support expressif et/ou communicationnel) qui peuvent induire des formes énergétiques immatérielles « synthétiques » émotionnelles

* Voir les éléments pour une analyse « théorique » plus fine et plus profonde de la rubrique « alimentation ».

 

Les paramètres pris en considération de nos jours (début du 21ème siècle)

- l'amélioration substantielle des capacités de déplacement et de mobilité

- la généralisation et l’expansion des univers urbains (mégalopoles géantes)

- le développement des « nouvelles technologies »

- l’accroissement du besoin de sécurité ressenti par une grande majorité des individus

- les évolutions en matière de mode de vie et de « mode relationnel » (entre autres via la « sphère numérique » et « virtuelle »)

- un « vivre ensemble » de plus en plus « explosif »

- une tendance au repli sur soi

- l’efflorescence des lois qui « encadrent » le rapport à l’Autre

 

Evolutions actuelles

- généralisation et développement des possibilités de rencontre pour tous les types de relation entre les individus (amicale, amoureuse, sexuelle, par centre d’intérêt, professionnelle…) mais également avec les autres formes (essentiellement avec les animaux et la nature)

- généralisation et développement des possibilités de communication instantanée et en réseaux (accessibles à tous et à tout instant – e-mail, SMS, MMS, Skype et « consorts », Twitter, Facebook, applications sur smartphone…)

- multiplication et généralisation des modes de communication qui donnent « l’impression » et la sensation d’un contact direct et « réel » (avec tous les sens)

 

Evolutions possibles et directions probables

- généralisation des modes de communication ultra rapides

- être relié en permanence (ou à sa guise…)

- modes de communication qui permettent une proximité (qualitative) de plus en plus grande (lorsque la perception et la compréhension se seront développées et le permettront*…)

* Voir les paragraphes consacrés au cheminement spirituel.

 

Evolutions à très long terme

- à terme, pouvoir rencontrer tout (et tous), à tout instant, en tous lieux et de façon immédiate

- augmentation du degré de proximité (et d’intimité) avec tous les êtres et l’ensemble de l'Existant (tous les plans) – sentiment de communion et d’Unité permanent (avec, peut-être, chimie de synthèse et mondes virtuels…)

- être relié à l’ensemble de l’Existant de façon immédiate et permanente dans tous les domaines

- être en communion avec Tout

 

Objectif idéal (implicite)

Eradication des besoins relationnels par leur généralisation (avec un obstacle majeur : tant qu’il existera une forme, des liens singuliers subsisteront — soulevant « le problème » du passage d’un monde fini à un monde infini). Quant à la sensibilité (notons néanmoins que l'on pourra simuler les émotions), il est nécessaire qu’elle soit « réellement » ressentie (une sensibilité d’Être) pour éprouver un sentiment de proximité et d’Unité et un Amour inconditionnel… si l’on n’y parvient pas, les individus (les êtres humains et leurs descendants, les trans-humains et/ou les post-humains) seront peut-être condamnés à vivre les émotions par « procuration » à partir du cerveau organique (« paramétré », entre autres, à cette fin...).

 

 

Perspectives*

* Voir les perspectives de la rubrique « alimentation ».

 

Sociétés de demain

Lieux de rencontre : les lieux physiques. Et les rencontres liées aux « nouvelles technologies » (développement des possibilités de rencontre de tous types — professionnel, amical, amoureux, sexuel — instantanée et en réseaux)

Mode de communication : la parole. Et l’émergence de modes de communication qui donnent « la sensation » d’un contact direct et « réel » (avec tous les sens) et qui permettent d’être relié, à tout instant, avec un toujours plus grand nombre d’individus « réels » ou virtuels

Mode d’information : connexion quasi simultanée et quasi permanente à toutes les infos planétaires

 

Sociétés d’après demain

Lieux de rencontre : les lieux physiques et les rencontres liées aux « nouvelles technologies » (généralisation des possibilités de rencontre de tous types et développement des rencontres dans des univers virtuels avec des individus, des animaux dans des lieux et univers entièrement créés selon les désirs du psychisme…)

Mode de communication : la parole et le développement des modes de communication qui donnent la sensation d’un contact direct et « réel » (avec tous les sens) et qui permettent d’être relié, à tout instant, avec un toujours plus grand nombre d’individus « réels » ou virtuels. Et l’émergence d’un kit communicatif

Mode d’information : connexion simultanée et permanente à toutes les infos planétaires. Et l’émergence d’un kit informatif

 

Sociétés à moyen terme

Lieux de rencontre :

- développement des rencontres physiques en tous lieux de la planète et émergence des lieux de rencontre dans l’espace. Généralisation des rencontres dans des univers virtuels avec des individus, des animaux dans des lieux et univers entièrement créés selon les désirs du psychisme.

- généralisation des rencontres physiques en tous lieux de la planète et développement des lieux de rencontre dans l’espace. Et accroissement et forte amélioration des rencontres dans des univers virtuels avec « tout ce que l’on désire » et dans des lieux et univers entièrement créés selon les aspirations du psychisme

Mode de communication :

- la parole. Généralisation des nouveaux modes de communication. Emergence de modes de communication sans parole éminemment plus qualitatifs (ressentir et percevoir l’Autre, ses émotions, son « intériorité »…). Et amélioration et développement du kit communicatif.

- la parole. Amélioration quantitative et qualitative des nouveaux modes de communication. Développement et amélioration des modes de communication sans parole qualitatifs avec de plus en plus de formes (individus, animaux, formes virtuelles). Emergence d’une sorte de télépathie avec un nombre restreint d’individus. Généralisation du kit communicatif. Et développement d’un kit communicatif intégrable et immatériel

Mode d’information :

- connexion simultanée et permanente à toutes les infos planétaires. Emergence d’une perception qualitative dans un périmètre restreint (qui permet de ressentir l’intériorité des individus). Et amélioration et développement du kit informatif.

- connexion simultanée et permanente à toutes les infos planétaires. Développement et amélioration d’une perception qualitative dans un périmètre plus large (qui permet de ressentir l’intériorité des individus et d’autres formes – animales par exemple). Et développement d’un kit informatif intégrable et immatériel

 

Sociétés à long terme

Lieux de rencontre :

- développement puis généralisation des rencontres physiques en tous lieux et en tous univers « réels » et virtuels

- toutes les rencontres pourraient devenir possibles et immédiates avec toutes les formes existantes ou créées, en tous lieux, en tous espaces-temps, dans tous les univers existants ou créés

Mode de communication :

- poursuite de l’amélioration quantitative et qualitative des nouveaux modes de communication. Généralisation et poursuite de l’amélioration des modes de communication sans parole qualitatifs avec de plus en plus de formes (individus, animaux, formes virtuelles). Développement d’une sorte de télépathie avec un nombre important d’individus. Et développement et amélioration du kit communicatif intégrable et immatériel

- généralisation de la télépathie avec un sentiment de proximité avec toutes les formes. Et généralisation du kit communicatif intégrable et immatériel

- être relié en permanence avec toutes les formes de l’Existant, de façon éminemment qualitative, avec un sentiment d’Unité

Mode d’information :

- connexion simultanée et permanente à toutes les infos planétaires. Développement et amélioration d’une perception qualitative dans un périmètre de plus en plus large (qui permet de ressentir avec toujours plus de finesse et de profondeur l’intériorité des individus et d’autres formes animales et végétales par exemple). Et développement et amélioration du kit informatif intégrable et immatériel

- connexion simultanée et permanente à toutes les infos planétaires. Généralisation d’une perception qualitative dans un périmètre très étendu (qui permet de ressentir, avec une grande finesse et une grande profondeur, l’intériorité de toutes les formes (animales, végétales, minérales, « invisibles », extra-terrestres). Et généralisation du kit informatif intégrable et immatériel

- connexion directe et totale (fine et profonde) à toutes les formes de l’Existant

 

 

La protection psychique : les réponses aux besoins de protection et de défense psychiques

 

Généralités

L’Homme s’est (incontestablement) identifié au corps (au « corps-cerveau »)… Et au vu des caractéristiques psychiques (que nous avons largement abordées), la peur, la frustration, le sentiment d’insécurité et la souffrance sont des éléments majeurs et centraux chez les êtres humains. Ils éprouvent donc le besoin de se prémunir et de se protéger de la souffrance et des dangers potentiels, réels et/ou ressentis qui génèrent un sentiment d’insécurité.

 

 

Bref aperçu historique

 

Premières sociétés humaines

Lutte contre l’insécurité physique et matérielle : voir la rubrique « défense et protection des personnes et des biens »

Lutte contre l’insécurité psychique : inexistant ou quasi inexistant

Lutte contre la souffrance et le mal-être : inexistant ou quasi inexistant

 

Sociétés primitives

Lutte contre l’insécurité physique et matérielle : voir la rubrique « défense et protection des personnes et des biens »

Lutte contre l’insécurité psychique : règlement communautaire. Et « réunions » organisées entre les individus pour faire part « des griefs et des doléances » et rétablir (autant que possible) des liens pacifiques et harmonieux (conseil des « sages », conseil communautaire…)

Lutte contre la souffrance et le mal-être : alcool, substances psychotropes, soutiens familial, amical et/ou communautaire. Et éventuellement « visite(s) » chez le guérisseur et/ou le guide spirituel (sorcier — chamane ou autres)

 

Sociétés d’avant-hier (jusqu’au 18ème siècle)

Lutte contre l’insécurité physique et matérielle : voir la rubrique « défense et protection des personnes et des biens

Lutte contre l’insécurité psychique : développement et généralisation des lois, des règlements et « des sanctions » en cas d’infraction (exclusion, relégation, bagne, prison, peine de mort…). Développement des forces de l’ordre « publiques » et des « milices privées »

Lutte contre la souffrance et le mal-être : alcool, substances psychotropes, soutiens familial, amical et/ou communautaire. Et éventuellement « visite(s) » chez le guérisseur et/ou le guide religieux

 

Sociétés d’hier (jusqu’au 20ème siècle)

Lutte contre l’insécurité physique et matérielle : voir la rubrique « défense et protection des personnes et des biens »

Lutte contre l’insécurité psychique : fort développement et totale généralisation des lois, des règlements et de l’arsenal pénal en cas d’infraction (prison, exécution, peine de mort…) et des forces de l’ordre publiques et des « milices privées »

Lutte contre la souffrance et le mal-être : alcool, substances psychotropes, soutiens familial, amical et/ou communautaire. Eventuellement « visite(s) » chez le guérisseur et/ou le guide religieux. Développement de la médication allopathique chimique (antidépresseurs, anxiolytiques…). Et développement de la psychiatrie et des psychothérapies

 

Sociétés d’aujourd’hui

Lutte contre l’insécurité physique et matérielle : voir la rubrique « défense et protection des personnes et des biens »

Lutte contre l’insécurité psychique : forte augmentation des lois et règlements, des forces de l’ordre et du nombre de sanctions de l’arsenal pénal en cas d’infraction (avec lente et progressive éradication de la peine de mort). Et fort développement des vigiles, des gardes, des agents de sécurité, des milices privées et des organismes de surveillance

Lutte contre la souffrance et le mal-être : Alcool, substances psychotropes. Généralisation de la médication allopathique chimique (antidépresseurs, anxiolytiques). Généralisation de la psychiatrie, des psychothérapies, des groupes de paroles et des activités de « développement personnel »

 

 

Trend historique (subjectif* à grandes enjambées)

Bien qu’il conviendrait de faire une distinction entre les différents types de sociétés au fil de l’histoire humaine (toutes les sociétés n’ont pas connu un tel développement), nous pouvons dire que les réponses aux besoins de protection psychique ont globalement évolué ainsi.

* Voir le trend historique de la rubrique « alimentation ».

 

Offre – production – structures

Le domaine de la protection psychique a connu, au fil de l’histoire, des changements considérables. Autrefois, les réponses étaient principalement d’ordre individuel (alcool, résignation, éventuel « travail sur soi ») et/ou communautaire (soutiens familial et amical).

 

Ce domaine est progressivement et globalement passé de la sphère privée à la sphère publique. Et sur le plan collectif, cette fonction est aujourd’hui (le plus souvent) une prérogative de l’Etat, censé assurer aux individus un sentiment de sécurité (sécurité des biens et des personnes — intégrité du corps et de l’esprit) et chargé de veiller à un « vivre ensemble » le moins disharmonieux et violent possible.

 

Sur le plan de la souffrance psychique, l’Etat a pris (en général) des mesures de santé publique et développé un système psychiatrique qui a fortement évolué au cours de l’histoire (asiles, hôpitaux psychiatriques, psychiatrie ambulatoire…). Le traitement et la prise en charge des patients atteints de troubles psychiques — psychiatriques ou psychologiques — (en dépit de nombreux archaïsmes) se sont globalement améliorés. Aujourd’hui, la tendance est à la généralisation de la prise en charge des individus en proie à la souffrance et/ou souffrant de troubles psychiques. Les traitements allopathiques (antipsychotiques, antidépresseurs, anxiolytiques…) et les psychothérapies se sont également quasi généralisés.

 

Et le domaine de la protection psychique est généralement, aujourd’hui, un secteur mixte (public et privé) fortement régulé par l’Etat, où psychiatres et psychologues peuvent être consultés à l’hôpital ou en cabinet libéral privé.

 

Demande – consommation – individus

Autrefois, les Hommes étaient relativement impuissants face à la souffrance et aux « agressions psychiques ». Au fil de l’histoire, la prise en charge par l’Etat s’est accrue (avec les lois sur la sécurité qui encadrent les rapports humains et le développement de la psychiatrie), et les individus ont pu alors progressivement bénéficier « d’une aide et d’un soutien extérieurs organisés » en dépit (comme nous le disions précédemment) de la persistance de certains archaïsmes...

 

La souffrance demeure néanmoins un élément central dans la vie psychique et fait partie intégrante de la vie humaine. La « dureté » des rapports humains, les difficultés liées à l’existence et à la condition humaine, le fonctionnement parfois âpre, violent et sans pitié de la société, le stress de « la vie moderne » (avec, entre autres réjouissances, le culte de l’efficacité, de la performance, du (faux) dépassement de soi, la tyrannie de « la normalité », de la beauté etc etc) impliquent nécessairement une souffrance à des degrés divers. Au-delà des troubles psychiatriques pathologiques, les nombreux cas de dépression, de burn out, de mal-être, d’addiction, de consommation d’alcool et de drogues sont les signes tangibles des difficultés ressenties par tous les Hommes*.

* Et face à la souffrance (comme face à toute chose), chacun, aujourd’hui comme hier, demain comme avant-hier, bien sûr, « fait », « faisait » et « fera » ce qu’il peut... et comme il peut (désolé pour cet « horrible » poncif !)…

 

Une très large part de cette souffrance semble pourtant inconsciente ou faire l’objet d’un déni (ou d’une dénégation). Ainsi, peu d’Hommes voient dans leur recherche effrénée de plaisir (en tous genres : sexuel, distractif, alimentaire, festif…) une dimension compensatoire et un moyen d’échapper ou de recouvrir une certaine forme de « misère » existentielle et/ou métaphysique…

 

Parallèlement aux prises en charge psychiatriques et psychologiques et aux activités « compensatoires », notons que les individus tentent parfois de « régler » ou de fuir leur mal-être par divers procédés (en particulier, par le « développement personnel » et la religion…).

 

Notons enfin que la souffrance et l’insatisfaction existentielle demeurent, à bien des égards, des éléments prépondérants qui invitent, tôt ou tard, à s’interroger (de façon plus ou moins profonde) et constituent des moteurs puissants qui amorcent (souvent) une démarche spirituelle (seule issue « véritable », semble-t-il, aux affres psychiques de la condition humaine…)

 

Toutes ces informations générales ne doivent, bien évidemment, pas nous faire oublier les inégalités en matière de santé psychique et de souffrance qui sévissent (et ont toujours plus ou moins sévi) dans le monde où une partie de la population a accès à la psychiatrie, aux psychothérapies et aux traitements allopathiques (avec les excès et les écueils que l’on connaît…) et une autre partie se trouve bien « seule et fort démunie » face à la souffrance et aux pathologies psychiques et/ou n’a d’autre choix qu’un enfermement débilitant et inhumain.

 

 

Eléments pour une analyse évolutive*

* Voir les éléments pour une analyse évolutive de la rubrique « alimentation ».

 

Objectifs généraux

Assurer la satisfaction des besoins et des désirs en matière de défense et de protection psychiques de façon sécurisée et permanente et de façon aussi rapide, simple, confortable et intelligente que possible (selon les capacités et possibilités offertes par les savoirs et la technique) et assurer l’amélioration des réponses (leur fabrication, leur accès et leur utilisation) en matière de rapidité, de simplicité, de durabilité, de sécurité, de confort et de possibilités nouvelles*… (avec amélioration continue de l’amélioration – cycle infini…).

* Ainsi qu’en matière de satisfaction, de plaisir, de bonheur, de joie et de beauté qu’elles peuvent offrir…

 

Eléments pour une analyse « théorique* » plus fine et plus profonde

- l’Homme est une forme énergétique vivante complexe perceptive complexe préconsciente

- les contenus psychiques sont des formes énergétiques immatérielles « synthétiques » idéatives et représentatives (avec support expressif et/ou communicationnel) et/ou des formes énergétiques immatérielles « synthétiques » émotionnelles.

* Voir les éléments pour une analyse « théorique » plus fine et plus profonde de la rubrique « alimentation ».

 

Les paramètres pris en considération de nos jours (début du 21ème siècle)

- le « vivre ensemble » harmonieux

- la violence et les comportements délétères des individus

- le « musellement » des désirs et pulsions par les lois, les règlements, les règles et l’organisation sociétales

- les questions éthiques

- la question de la liberté (individuelle) : « tous protégés, tous surveillés »

 

Evolutions actuelles

Lutte contre l’insécurité physique et matérielle :

- surveillance collective des individus – systèmes de vidéosurveillance généralisés

- l’aspiration des individus à se prémunir contre tous les risques (catastrophes naturelles, agressions physiques et psychiques « ego-identitaires ») – généralisation des assurances

- développement des lieux privés et publics clos (quasi « hermétiques ») et/ou ultra-surveillés

Lutte contre l’insécurité psychique :

- surveillance collective des individus pour accroître le sentiment de sécurité dans tous les domaines (dans les rapports physiques, les échanges sur internet et sur les smartphones…)

- développement et généralisation des lois et des règlements

- accroissement des forces de police (voire des milices privées et autres organismes de surveillance) pour assurer le sentiment collectif de sécurité psychique

Lutte contre la souffrance et le mal-être :

- psychiatrie (dysfonctionnements psychiques) et psychothérapie (« réparations » psychiques)

- augmentation des produits chimiques de synthèse consommés de plus en plus à « la moindre insatisfaction »

 

Evolutions possibles et directions probables

Lutte contre l’insécurité physique et matérielle :

- généralisation des systèmes de protection de plus en plus intelligents, gadgétisés et miniaturisés, capables de neutraliser toutes les tentatives de vol et d’agression sans tuer les individus (mais en les paralysant pour les « remettre » aux autorités et aux forces de l’ordre)

Lutte contre l’insécurité psychique :

- généralisation et développement de la surveillance collective et individuelle et du contrôle dans tous les domaines — dans les rapports physiques, dans les échanges sur internet, sur les portables et dans les « nouveaux modes » relationnels et de communication (société transparente et hyper-policière)

Lutte contre la souffrance et le mal-être :

- développement des « béquilles chimiques » pour maintenir un degré de satisfaction (de plus en plus élevé) avec appareillages miniaturisés intégrés au cerveau

 

Evolutions à très long terme

Lutte contre l’insécurité physique et matérielle et lutte contre l’insécurité psychique :

- transformation (possible) de l’individu par la chimie (et la génétique) pour réguler ses désirs et ses comportements afin de permettre des rapports et des échanges non violents et non délétères

Lutte contre la souffrance et le mal-être :

- intégration de capsules chimiques (micro capsules) dans le cerveau, au cours de l’existence ou dès la naissance, avec néanmoins la limite, sans doute, infranchissable de l’ennui (sauf si la chimie parvient à bloquer ce sentiment…) pour vivre dans un sentiment de confort et de satisfaction permanent avec libération immédiate de substances pour réguler la satisfaction et la pérenniser (transhumanisme chimique)

- transformation et création d’un « psychisme » (ou du moins d'un cerveau) « sans sensibilité » ou sans les désagréments de la sensibilité

 

Objectif idéal (implicite)

Eradication de la souffrance et du besoin de protection. Thématique qui soulève plusieurs problématiques : les comportements délétères des individus (à l’origine des relations conflictuelles), l’identification du psychisme au corps, les désirs narcissiques, la douleur et les dangers liés aux caractéristiques de « l’organique » et de la matière, « l’élargissement » du psychisme à l’espace de Conscience, la transformation de « l’organique » en synthétique — voire en formes immatérielles... Notons que tant que subsistera une identification à la forme (qu’elle soit matérielle ou immatérielle) persistera un potentiel de souffrance…

 

 

Perspectives*

* Voir les perspectives de la rubrique « alimentation ».

 

Sociétés de demain

Lutte contre l’insécurité psychique :

Accroissement du nombre de lois, de règlements, de polices d’assurance, de contrats formels et d’assignements en justice dans tous les domaines. Augmentation de la surveillance individuelle et collective, des forces de l’ordre, des milices privées et des organismes de surveillance. Et augmentation des remparts et des systèmes de protection contre tous les types d’agression personnelle

Lutte contre la souffrance et le mal-être :

Alcool, substances psychotropes. Accroissement de la médication allopathique chimique (antidépresseurs, anxiolytiques…) avec le développement d’une médication de confort (pour maintenir un degré de satisfaction minimal). Emergence de systèmes synthético-chimiques de neutralisation de la souffrance (transhumanisme cérébral synthético-chimique) et émergence d’un kit de protection psychique. Psychothérapies et groupes de paroles, activités de « développement personnel ». Et (lente) émergence d’un « travail » spirituel

 

Sociétés d’après demain

Lutte contre l’insécurité psychique :

Poursuite de l’accroissement du nombre de lois, de règlements, de polices d’assurance, de contrats formels et d’assignements en justice dans tous les domaines. Généralisation de la surveillance individuelle et collective, des forces de l’ordre, des milices privées et des organismes de surveillance. Augmentation des remparts et des systèmes de protection contre tous les types d’agression personnelle (systèmes de protection et de réparation dans toutes les sphères relationnelles)

Lutte contre la souffrance et le mal-être :

Alcool, substances psychotropes. Généralisation de la médication allopathique chimique (antidépresseurs, anxiolytiques…) et généralisation de la médication de confort (pour maintenir un degré de satisfaction minimal). Développement des appareillages synthético-chimiques et émergence d’appareillages chimico-immatériels intégrés au cerveau (transhumanisme cérébral chimico-immatériel). Amélioration et développement du kit de protection psychique. Psychothérapies et groupes de paroles « sophistiqués », activités de « développement personnel ». Et développement (progressif) du « travail » spirituel

 

Sociétés à moyen terme

Lutte contre l’insécurité psychique :

- diminution progressive du nombre de lois, de règlements, de polices d’assurance, de contrats formels et des assignements en justice dans tous les domaines. Et diminution progressive de la surveillance individuelle et collective, des forces de l’ordre, des organismes de surveillance privés et des remparts et systèmes de protection contre tous les types d’agression

- baisse drastique du nombre de lois et de règlements. Et baisse drastique de la surveillance individuelle et collective, des forces de l’ordre et des remparts et systèmes de protection.

- déclin progressif du besoin de protection psychique

Lutte contre la souffrance et le mal-être :

Généralisation et amélioration des appareillages synthético-chimiques et chimico-immatériels intégrés au cerveau (transformation du cerveau sans « les désagréments de la sensibilité », voire la fabrication d’un cerveau synthétique paramétré pour supprimer, en partie, la souffrance et garantir un degré de satisfaction) — transhumanisme cérébral synthético-chimique et post-humanité cérébrale synthétique. Généralisation du kit de protection psychique et/ou émergence d’un réel et profond « travail » spirituel. Développement et amélioration du cerveau synthétique ou quasi synthétique. Et émergence du kit de protection psychique intégrable et/ou généralisation d’un profond travail spirituel avec « résultats » patents et une réelle (et conséquente) diminution de la souffrance

 

Sociétés à long terme

Lutte contre l’insécurité psychique :

- éradication quasi-totale des lois, des règlements, des forces de l’ordre et des systèmes de protection. Et poursuite de la disparition du besoin de protection psychique

- éradication totale des lois, des règlements, des forces de l’ordre et des systèmes de protection. Et disparition du besoin de protection psychique

- complète extinction du besoin de protection psychique

Lutte contre la souffrance et le mal-être :

- généralisation (éventuelle) du cerveau synthétique ou quasi synthétique. Et développement et amélioration du kit de protection psychique intégrable et/ou généralisation d’un travail spirituel avancé avec « résultats » probants et quasi éradication de la souffrance

- généralisation de l’achèvement du travail spirituel avec l’éradication quasi-totale de la souffrance. Et généralisation du kit de protection psychique intégrable

- individus pleinement réalisés, éradication totale de la souffrance

 

 

Les distractions : les réponses aux besoins distractifs

 

Généralités

L’Homme est contraint à de nombreuses activités (pour répondre à ses différents besoins organiques et psychiques élémentaires). Et le psychisme est soumis à la fois à un degré de saturation psychique et à la crainte du vide et de l’ennui… Aussi, l’Homme (et le psychisme) éprouvent le besoin de se distraire… Notons que la distraction peut être considérée (à bien des égards) comme une forme de fuite du « réel » et de l’existence quotidienne (perçus, en général, par les Hommes comme difficiles et routiniers)…

 

 

Bref aperçu historique

 

Premières sociétés humaines

Inexistant ou quasi inexistant (hormis la sieste peut-être…)

 

Sociétés primitives

Activités utiles ou ludiques (individuelles ou communautaires)

 

Sociétés d’avant-hier (jusqu’au 18ème siècle)

Activités utiles ou ludiques (individuelles, familiales ou communautaires)

 

Sociétés d’hier (jusqu’au 20ème siècle)

Activités utiles, ludiques ou sportives individuelles, familiales ou collectives. Développement et généralisation de la radio, de la télévision et des jeux vidéo. Et émergence du tourisme (voyage d’agrément)

 

Sociétés d’aujourd’hui

Jeux traditionnels, sports et loisirs traditionnels. Jeux internet, jeux vidéo individuels ou en réseaux, musique et films « à tout heure » sur tous les supports (smartphone, tablette, ordinateur, télévision…) et forte croissance de la virtualité. Emergence de nouvelles activités et de nouveaux sports sensationnels (à frissons). Développement des voyages d’agrément (avec le tourisme de « masse » : centres de vacances « paradisiaques », croisières sur « bateau usine »…) et des zones dédiées aux loisirs familiaux (parcs d’attraction, parcs de loisirs…) et individuels (SPA, centres de remise en forme et de bien-être…)

 

 

Trend historique (subjectif* à grandes enjambées)

Bien qu’il conviendrait de faire une distinction entre les différents types de sociétés au fil de l’histoire humaine (toutes les sociétés n’ont pas connu un tel développement), nous pouvons dire que les réponses aux besoins distractifs ont globalement évolué ainsi.

* Voir le trend historique de la rubrique « alimentation ».

 

Offre – production – structures

Le domaine du divertissement a connu, au fil de l’histoire, des changements considérables. Les Hommes sont (pour ainsi dire) passés des osselets aux distractions virtuelles et aux jeux vidéo en réseaux en s’arrêtant (assez longuement) sur les (quasi) indétrônables dominos, jeux de cartes et loto, puis, plus tardivement, sur la radio et la télévision (et on en passe évidemment…) qui demeurent aujourd’hui, en dépit des avancées technologiques, des activités distractives majeures*.

* Notons néanmoins que les « jeunes générations » tendent aujourd’hui à les « bouder » et les considèrent (en général) comme des « outils distractifs » obsolètes qu’ils relèguent volontiers aux orties de l’histoire et du siècle passé…

 

La sphère distractive a évolué au fil de l’imagination et de l’évolution des supports qui ont permis son existence (support matériel, support informatique, support numérique…). Des distractions utiles et familiales et de la sieste aux distractions virtuelles hautement « dépaysantes » et sensationnelles, l’univers de l’entertainment n’a cessé de se développer et d’attirer de nouveaux et toujours plus nombreux adeptes. Ainsi, aujourd’hui, les Hommes passent une part substantielle de leur journée et de leur existence à se divertir (sans doute le troisième poste en terme d’heures quotidiennes après le travail et le sommeil dans les pays dits « développés »).

 

Notons également que l’on assiste, de nos jours, à un développement des possibilités d’interaction (pour que « le public » participe davantage…). Il existe, en effet, aujourd’hui un fort développement de l’interactivité (que l’on pourrait qualifier, à bien des égards, de pseudo-interactivité*) dans un grand nombre de domaines du divertissement (et de la « culture »).

* Les exemples font un peu partout florès… tels que les buzzers et les votes (via des boîtiers ou les smartphones dans de nombreux jeux télévisés) qui permettent à l’ « homo télévisionus » (lui aussi, un peu crétinus) de participer aux « festivités télévisuelles » ou de voter, depuis son canapé, pour sélectionner des candidats dans de multiples jeux, concours et émissions de « télé-réalité » sans compter les balbutiements interactifs dans le domaine culturel (films, DVD, livres et jeux vidéo essentiellement) où les professionnels de la distraction ont cru judicieux d’insérer quelques éléments « pseudo interactifs » (comme des éléments numériques offrant diverses informations « supplémentaires »…). Soulignons que cette pseudo interactivité relève manifestement davantage d'une maladroite tentative de séduction destinée à « caresser » les individus « dans le sens du poil(1) » que d’une réelle et authentique participation… Cette fausse « participation active » se limite d’ailleurs (le plus souvent) à une pression « toute bête » sur un boîtier même si elle offre l’illusion au « consommateur distractif » d’être partie prenante à la fête(2) (et non quantité négligeable et passive). Ajoutons enfin (en particulier dans le domaine des arts et du savoir) que les œuvres n’ont pas « attendu » cette pseudo interactivité (et son arsenal de procédés artificiels et « puérils » et – disons-le aussi – assez crétins) pour « toucher » (et agir sur) l’intelligence et la sensibilité des individus (lecteurs, spectateurs et autres téléspectateurs)…

(1) En leur donnant l'illusion de « participer » plus activement (eux, que l’on a longtemps cantonnés en matière distractive à une accablante passivité)...

(2) Il faut voir le visage ravi et radieux (quasi extatique) des participants invités sur les plateaux télé, heureux de voir leur geste ou leur avis pris en considération (Ah ! Lorsque l’on flatte — même maladroitement et hypocritement — les sentiments narcissiques, la jubilation est – presque toujours – au rendez-vous !)…

 

Le secteur du divertissement (comme tant d’autres) s’est industrialisé et a permis le développement d’une offre distractive très diversifiée(1). L’imagination semble sans limite(2) et les moyens de la matérialiser tentent, tant bien que mal, de suivre son rythme effréné… Jeux de cartes, jeux de société, radio, radio-crochet, télévision, jeux télévisés sans cesse renouvelés, télé réalité, talk-show, séries télévisées, films, musique, parcs d’attraction toujours plus « ébouriffants », sports toujours plus nouveaux et sensationnels, consoles vidéo toujours plus perfectionnées, jeux de rôle virtuels et réels, jeux vidéo toujours plus réalistes, imaginatifs et interactifs, la palette n’a cessé de s’élargir avec toujours plus de « nouvelles » activités qui viennent s’ajouter à la liste (déjà bien longue…) des loisirs et hobbies traditionnels (jardinage, déco, bricolage, promenade, activités sportives, voyages d’agrément etc etc).

(1) Des jeux et du pain se lamentait déjà Juvénal (poète de l’Antiquité romaine), et les Hommes sont satisfaits…

(2) Reflet (sans doute) de la Conscience…

 

Quelques mots sur la télévision(1) qu’il nous est impossible, ici, de ne pas égratigner (un peu)… Alors qu’elle aurait pu être un outil d’apprentissage merveilleux et un instrument « d’éducation » efficace, au regard de la demande des consommateurs télévisuels (et de la bêtise ambiante), on l’a réduit, au fil de la course effrénée à l’audimat, à un vil appareil chargé d’offrir aux « masses populaires » des programmes télévisés d’une affligeante indigence (pour l’essentiel)… du pur « entertainment » à visée commerciale et idéologique destiné, selon la célèbre expression d’un dirigeant d’une chaîne de télévision privée (dans les années 2000) « à divertir [le téléspectateur], à le détendre pour le préparer entre deux messages [publicitaires]. Ce que nous [leur(2)] vendons […], c'est du temps de cerveau humain disponible. » On ne peut être plus clair… Fin du coup de griffe…

(1) Notons, ici, l'incroyable fascination qu'exerce(nt) la télévision (en particulier) et les écrans (en général) sur le psychisme humain... Le psychisme qui regarde, via un écran, un défilement « quelconque » d'images (un film par exemple) est non seulement distrait du « réel », mais semble prendre un certain plaisir (un délicieux et malin plaisir...) à être à la fois « absorbé » par les images et totalement « extérieur » à leur contenu et à leur déroulement... Osons une explication (audacieuse... ? Juste... ? Nous n'en savons rien... plausible sûrement...) : le psychisme (identifié à la forme) n'est guère en mesure d'appréhender la vie (phénoménale) et ses évènements comme la (pleine) Conscience*, capable (à travers un regard impersonnel) d'observer et de contempler la vie (phénoménale) en étant à la fois « Un » avec tout ce qui s'y déroule (sentiment d'Unité) et totalement en retrait (en « arrière-plan ») et « non concernée » par les évènements. Cette fascination du psychisme pour les images pourrait donc être une sorte de substitut... en effet, comme il lui est impossible de percevoir la vie et ses phénomènes « à la façon » de la Conscience, la télévision et les écrans pourraient lui permettre, à travers les images et la virtualité, de répondre à « ce besoin » d'unité et de totale « inactivité » (être sans agir ni participer au déroulement des évènements – se référer au désir-fantasme de contemplation évoqué dans les paragraphes consacrés aux désirs-fantasmes)...

* Ou lorsque la Conscience est « habitée » plus largement (voir les paragraphes consacrés au cheminement spirituel)...

(2) En parlant d’une célèbre marque de soda qui (soit dit en passant) a réussi à conquérir la planète entière… Ce qui en dit, bien sûr, assez long sur la « disponibilité » du cerveau humain…

 

Il convient également, dans cette rubrique, de noter la profonde transformation de l’industrie « distractive et culturelle » contemporaine (musique, cinéma, photographie, livres — entre autres domaines) qui a dû opérer, ces dernières années, de très nombreuses et très substantielles adaptations avec le développement et la généralisation du numérique.

 

On a ainsi assisté à un effondrement de l’industrie du disque et des CD (avec la possibilité de créer et de diffuser « sa propre musique » via internet et de télécharger des milliers de morceaux sur des lecteurs MP3 – MP4 et on en passe…). On a également assisté à la quasi disparition des appareils photographiques argentiques puis numériques (avec la généralisation des smartphones), à la transformation de l’industrie du cinéma (avec l’essor considérable des DVD et autres blu-ray, du streaming, des films « à la carte » etc etc) et à la transformation du monde du livre et de l’édition (avec les ouvrages numériques, les tablettes de lecture, le développement de l’auto-publication à travers l'apparition de « nouveaux » modèles éditoriaux et l’émergence de « nouvelles façons » de lire…). Bref, le monde du divertissement (et de « la culture ») tente aujourd’hui de s’adapter (tant bien que mal) à la « révolution numérique* »… et sera probablement amené, dans les années à venir, à « épouser » les « progrès » des « nouvelles — des toujours « plus nouvelles » et innovantes — technologies »…

* Comme il l’a toujours fait à travers les siècles au fil des « révolutions techniques et technologiques »…

 

Le secteur du divertissement est aujourd’hui globalement un domaine régulé par un marché de type capitaliste avec une offre privée. Et il est soumis à des normes essentiellement en matière de sécurité et d’accessibilité en fonction de l’âge des individus.

 

Demande – consommation – individus

Autrefois, les individus étaient relativement peu exigeants en matière de distraction. Lorsqu’ils ne peinaient pas à la tâche, une sieste, un passe-temps utilitaire ou une discussion informelle à l’ombre d’un arbre étaient (sans doute) considérés comme des moments de détente rares et précieux... Au fil des progrès techniques et technologiques et avec la création des jours de repos, des congés payés, des vacances et de la retraite, les exigences se sont considérablement accrues. Les individus sont, pour la plupart, incapables de rester « sans rien faire » comme ils aiment (souvent) à le dire… alors ils « s’occupent » et occupent leur temps libre selon leurs centres d’intérêt*, leur goût et leur pouvoir d’achat…

* Nous ne pouvons résister, ici, à souligner que la chasse et la pêche constituent encore aujourd’hui, dans toutes les contrées du monde, des « loisirs » fort prisés (en particulier par la gente masculine)… Nul n’y voit un « outrage honteux » au Vivant… Non ! Un « passe-temps » débonnaire qu’ils disent… no comment !

 

 

Eléments pour une analyse évolutive*

* Voir les éléments pour une analyse évolutive de la rubrique « alimentation ».

 

Objectifs généraux

Assurer la satisfaction des besoins et des désirs distractifs de façon sécurisée et permanente et de façon aussi rapide, simple, confortable et intelligente que possible (selon les capacités et possibilités offertes par les savoirs et la technique) et assurer l’amélioration des réponses (leur fabrication, leur accès et leur utilisation) en matière de rapidité, de simplicité, de durabilité, de sécurité, de confort et de possibilités nouvelles*… (avec amélioration continue de l’amélioration – cycle infini…).

* Ainsi qu’en matière de satisfaction, de plaisir, de bonheur, de joie et de beauté qu’elles peuvent offrir…

 

 

Eléments pour une analyse « théorique* » plus fine et plus profonde

- l’Homme est une forme énergétique vivante complexe perceptive complexe préconsciente

- les contenus distractifs sont des formes énergétiques immatérielles « synthétiques » idéatives et représentatives (avec support expressif et/ou communicationnel) qui peuvent induire des formes énergétiques immatérielles « synthétiques » émotionnelles.

* Voir les éléments pour une analyse « théorique » plus fine et plus profonde de la rubrique « alimentation ».

 

Les paramètres pris en considération de nos jours (début du 21ème siècle)

- les possibilités accrues de mobilité

- les possibilités accrues de création

- l’explosion des loisirs et du « temps libre »

- le vieillissement de la population

- l'essor des « nouvelles technologies »

- la « révolution » numérique et les prochaines « révolutions » technologiques

- l’efflorescence des « mondes virtuels »

- la créativité humaine

- la demande (toujours plus exigeante) des consommateurs de divertissement

 

Evolutions actuelles

- distractions de plus en plus sensationnelles, imaginatives et sans danger (sensations fortes en toute sécurité)

- multiplication et généralisation des possibilités de création où chacun exprime « ce qu’il souhaite » (de façon plus ou moins originale et plus ou moins « artistique »…)

- création de structures et de domaines entièrement consacrés aux besoins distractifs, de plus en plus « dépaysants » et sensationnels (parcs d’attraction et parcs de loisirs à thème etc etc)

- des distractions de plus en plus interactives et en réseaux

 

Evolutions possibles et directions probables

- création d’univers de plus en plus distractifs (où les cinq sens seraient actifs), de plus en plus « incroyables », « dépaysants » et relaxants et à la fois de plus en plus proches du « réel » et de plus en plus réalistes

- création de mondes et d’univers créatifs virtuels où chacun aurait l’illusion d’en être le créateur, l’auteur et le protagoniste principal (avec l’efflorescence des mondes virtuels*)

- création d’univers pour « s’échapper du réel » où les individus pourraient vivre, faire, imaginer, ressentir « tout et n’importe quoi… »

* Genre « second life(1) » mais en éminemment plus « sophistiqués »…

(1) « Second life » est un univers virtuel (également appelé un métavers) qui permet aux joueurs (ou aux utilisateurs) d'incarner des personnages virtuels dans un monde créé par les résidents eux-mêmes…

 

Evolutions à très long terme

- évasion dans des mondes et des univers très divers, très « dépaysants », imaginaires ou, au contraire, très « réalistes » où les individus pourraient avoir l’impression (voire le sentiment), avec l’activation des cinq sens, de pouvoir tout faire, toute créer, tout vivre… et/ou dans lesquels ils pourraient être réellement projetés (physiquement et psychiquement ) avec mise en réseaux (comme dans le « monde réel » existant, instituant ainsi une forme de mise en abyme « virtuelle »…)

- création d’espaces et d’univers capables de faire ressentir et de faire vivre l’intensité, la diversité, la joie, l’amour, la beauté et la liberté totale en toute sécurité

- élimination progressive du besoin distractif (en effet, si les individus éprouvent une grande satisfaction permanente – grâce, en particulier, à un cheminement spirituel* –, alors toutes les choses et toutes les activités prennent des allures de jeux, de joie et de plaisir. Et tout devient possible : vivre, créer, imaginer tout – absolument tout – immédiatement sans risque ni restriction…)

* Voir les paragraphes consacrés au cheminement spirituel.

 

Objectif idéal (implicite)

Eradication du besoin distractif (avec le passage de l’espace psychique à l’espace de Conscience)

 

 

Perspectives*

* Voir les perspectives de la rubrique « alimentation ».

 

Sociétés de demain

- généralisation de la virtualité. Et développement des activités et sports sensationnels (à frissons).

- généralisation des zones dédiées aux loisirs familiaux (centres de vacances « paradisiaques », parcs d’attraction et de loisirs, croisières sur « bateau usine »…) et individuels (SPA, centres de remise en forme et de bien-être…). Développement des divertissements virtuels, interactifs, relaxants et sensationnels où le psychisme serait de plus en plus intégré. Et émergence du tourisme spatial et d’un kit distractif*

* Aujourd’hui, le smartphone (à bien des égards) en fait déjà office…

 

Sociétés d’après demain

Explosion des mondes virtuels très divers, à la fois très « dépaysants » et très « réalistes » où les individus pourraient vivre, faire, imaginer, ressentir des choses de plus en plus « incroyables »… où serait projeté quasi totalement le psychisme et où chacun aurait le sentiment d’être le créateur et l’acteur principal des évènements… Sophistication et amélioration des zones dédiées aux plaisirs et au bien-être familial et individuel. Développement du tourisme spatial et amélioration et développement du kit distractif

 

Sociétés à moyen terme

- émergence de mondes virtuels parallèles où les individus pourraient vivre (et se réfugier), dans lesquels ils pourraient être, en partie, projetés physiquement et satisfaire une partie de « leurs désirs et de leurs fantasmes ». Progression du tourisme spatial et généralisation du kit distractif. Et émergence d’une diminution du besoin distractif(1)

- développement et amélioration des mondes virtuels parallèles où les individus pourraient vivre (et se réfugier), dans lesquels ils pourraient être presque totalement projetés physiquement et vivre une grande partie de « leurs désirs et de leurs fantasmes ». Généralisation du tourisme spatial (plus lointain). Emergence du kit distractif intégrable. Et poursuite de la diminution du besoin distractif(1)

 

Sociétés à long terme

- généralisation des mondes virtuels parallèles où les individus pourraient vivre (et habiter), dans lesquels ils pourraient être presque totalement projetés physiquement et vivre selon leurs aspirations... Amélioration et sophistication du tourisme spatial (encore plus lointain). Développement et amélioration du kit distractif intégrable. Et baisse drastique du besoin distractif(1)

- généralisation des mondes virtuels parallèles où les individus pourraient vivre (et habiter), dans lesquels ils seraient totalement projetés. Amélioration et sophistication du tourisme spatial et généralisation du kit distractif intégrable et quasi éradication du besoin distractif(2)

- existence et création incessante de pléthore de nouveaux mondes virtuels. Tourisme spatial. Et éradication du besoin distractif(2)

(1) La perception s’élargissant, les besoins distractifs, autrefois si nécessaires (au psychisme), s’estompent progressivement car les choses, les situations, les évènements et l’existence sont (de plus en plus) vécus dans un esprit de jeu (spirituel) et ressentis avec intensité, joie, amour, beauté et liberté…

(2) Tout (ou quasiment tout) est vécu dans une très intense satisfaction où tout devient jeu et joie... et les possibilités de la Conscience font que tout est possible, que tout peut être vécu et créé sans restriction (éradication du besoin distractif par généralisation du jeu et de la joie à chaque instant)…

 

 

L’expression : les réponses aux besoins expressifs

 

Généralités

L’Homme a toujours éprouvé le besoin de s’exprimer. L’expression semble même constituer un élément central de la nature humaine... comme en témoignent (entre autres exemples) les premiers cris et grognements humains, ses premiers borborygmes (avant l’émergence du langage articulé) et les premiers dessins rupestres*… Nous n’allons pas, ici, arpenter les méandres théoriques de l’expression humaine… Disons simplement (si j’ose dire !) que les expressions peuvent être d’ordre émotionnel, imaginaire, artistique, langagier, « s’écouler » de façon naturelle et/ou être à visée pratique et/ou liées aux savoirs et à la connaissance.

* Et sans doute avant les fresques pariétales, des représentations de l’Existant « dessinées » sur le sol à visée pratique (par exemple pour organiser une chasse aux mammouths, aux bisons ou à l’aurochs ou décrire un point de passage à gué d’une rivière)…

 

Soulignons également que les formes expressives (ou canaux d’expression) semblent très nombreuses et que les Hommes peuvent s’exprimer par le corps (communication non verbale, faciale, gestuelle, corporelle, danse…), par le langage et les images et utiliser différents supports (le dessin, la sculpture, l’écriture, la peinture, la musique… la liste est très longue…).

 

Et précisons enfin (de façon schématique) que la dimension expressive est essentiellement liée aux domaines des échanges verbaux, des rêves, de l’imaginaire, des émotions, du savoir, de la connaissance et de la création artistique*.

* Et tous ces domaines, bien sûr, peuvent se mêler — et se mêlent bien souvent — d’une inextricable façon...

 

 

Bref aperçu historique

 

Premières sociétés humaines

Expressions rudimentaires (sans doute nécessaires à la survie)

 

Sociétés primitives

Parole. Et activités artistiques ou décoratives liées (en général) au sentiment d’appartenance communautaire

 

Sociétés d’avant-hier (jusqu’au 18ème siècle)

Parole. Et activités artistiques ou décoratives liées (le plus souvent) au sentiment d’appartenance communautaire ou sociale

 

Sociétés d’hier (jusqu’au 20ème siècle)

Parole. Journaux intimes. Et activités artistiques ou décoratives individuelles ou collectives

 

Sociétés d’aujourd’hui

Parole lors des rencontres physiques (et des « rencontres » via les « nouvelles technologies »), journaux intimes, expressions artistiques, loisirs créatifs, réseaux sociaux, Facebook, internet avec les blogs et les sites internet

 

 

Trend historique (subjectif* à grandes enjambées)

Bien qu’il conviendrait de faire une distinction entre les différents types de sociétés au fil de l’histoire humaine (toutes les sociétés n’ont pas connu un tel développement), nous pouvons dire que les réponses aux besoins expressifs ont globalement évolué ainsi.

* Voir le trend historique de la rubrique « alimentation ».

 

Offre – production – structures

Soulignons, en premier lieu, que le langage, la parole et l'expression orale se sont (sans doute) manifestés assez rapidement chez les Hommes (pour qu'ils soient en mesure de créer des représentations de l'Existant et capables de les « utiliser » de façon idoine). Et il est fort probable que le langage ait évolué au fil de la complexification de la cognition et des représentations du « réel ». Cette cartographie de l'Existant était vraisemblablement, à l'origine, liée, à la curiosité qui caractérise la nature humaine, mais également (et principalement) indispensable(1) aux besoins de survie de l'espèce pour que les individus puissent connaître et comprendre leur environnement, s'y déplacer et s'organiser(2), de façon appropriée et judicieuse, et y prélever leur subsistance (nous aborderons brièvement la thématique du langage dans les paragraphes suivants et dans ceux consacrés aux besoins de compréhension)...

(1) Absolument indispensable...

(2) Même de façon sommaire... (à ce propos, on pourrait d'ailleurs supposer que la vulnérabilité des Hommes, dont la constitution a toujours été peu adaptée à l'environnement naturel et à la vie « sauvage », a contribué à la création du langage... langage qui leur a permis d'échanger, de partager des savoirs et des compétences, de s'organiser et d'élaborer des stratégies de survie*... et sans lequel ils n'auraient, peut-être, pu survivre (et, sans doute, se développer)...

* Stratégies moins élémentaires que s'ils avaient été seuls et/ou sans possibilité de partager leurs savoirs et leur expérience...

 

Le domaine expressif a connu, au fil de l’histoire, des changements considérables. Le langage, les langues et l'expression orale n'ont cessé, au fil des siècles, d'évoluer et de s'enrichir... Quant aux possibilités expressives – en particulier, les expressions écrites* – (tant du point de vue des créateurs que des utilisateurs), elles ont évolué essentiellement en fonction, outre de la complexification de la cognition et des représentations de l'Existant, des supports expressifs (et de leurs caractéristiques) : sol, pierre, papyrus, papier, livres (imprimerie), cassettes audio et vidéo, disquettes, fichiers numériques…

* Notons, ici, que la création de l'écriture a représenté une véritable révolution en matière de représentation (et de compréhension) de l'Existant puisque les savoirs (nous y reviendrons brièvement dans les paragraphes consacrés aux besoins de compréhension) ont pu être stockés et transmis, en transcendant les limites de l'oralité, aux contemporains mais également aux générations suivantes à travers leurs supports...

 

Notons (en aparté) que les possibilités expressives ont toujours, plus ou moins, tendu à toucher le plus grand nombre d’individus (en particulier en matière de savoirs et d’art). Pour le reste, on laisse (et on a toujours laissé) à l’imagination, à la sensibilité, à l’émotion, à la créativité et à l’intelligence humaines le soin de s’en occuper*…

* Et elles ont plutôt l’air d’y œuvrer avec créativité et (disons-le) avec un certain succès...

 

Le secteur expressif est un domaine singulier qui concerne éminemment la sphère individuelle (et les échanges interindividuels) mais aussi la sphère collective, en particulier lorsque l’expression concerne les savoirs et l’art (et, dans une beaucoup plus faible mesure, la connaissance*).

* Qui relève de la sphère privée dans l’immense majorité des sociétés humaines.

 

Les expressions liées aux savoirs et aux arts sont généralement un domaine mixte (public et privé) où l’Etat et un certain nombre d’acteurs privés interviennent de concert et/ou de façon complémentaire. L’Etat prend en charge (en général) la conservation et la diffusion des œuvres écrites et artistiques majeures, considérées comme « patrimoine culturel », (essentiellement) par le biais des bibliothèques et des musées. Quant aux acteurs privés, ils agissent, créent et « produisent » (ou se produisent) sur le « marché de l’art » (éditeurs, galeries, galeristes, producteurs, expositions, ventes aux enchères, commissaires-priseurs, auteurs, créateurs, réalisateurs, acteurs, comédiens, musiciens, peintres, plasticiens, artistes…).

 

Notons également que nous assistons aujourd’hui au développement massif des expressions tous azimuts à travers l’efflorescence des réseaux sociaux, des blogs et autres sites internet où chacun exprime ce qu’il veut (mais disons plutôt — et sans condescendance — ce qu’il peut…). Un salmigondis souvent indigeste et écœurant d’opinions, de poncifs(1), de préjugés et de jugements où chacun se met en scène ou dévoile (très souvent) les « insipides merveilles » de son existence, avec plus ou moins d’ostentation(2), contenus, en général, fort éloignés des expressions artistiqueset de savoirs…

(1) Eux aussi… nous ne sommes donc pas les seuls…

(2) Pour faire « le buzz » et avoir son quart d’heure de gloire « peu glorieuse »…

 

Notons enfin qu’avec la croissance phénoménale des univers virtuels et des jeux vidéo et l’avènement massif de ce que les Hommes appellent aujourd’hui « les nouvelles technologies », les créateurs (infographistes & Cie) trouvent là un terrain expressif très conséquent et sans doute très prometteur qui repousse (et repoussera plus encore demain et après-demain) les frontières de la création et de l’imaginaire (images de synthèse très sophistiquées par exemple) et ouvre (et ouvrira — sans doute — bien davantage à l’avenir) des perspectives créatives et expressives tout à fait inédites…

 

Demande – consommation – individus

Les Hommes se sont très tôt exprimés... Au delà des nécessités de survie et des besoins de communication qui ont (sans doute) donné naissance au langage, la parole, à leurs yeux, les distinguait des autres animaux. Aussi, dès les linéaments d'un langage – à peu près – structuré et suffisamment riche et « fourni » (en vocabulaire), ils ont eu recours à l’expression orale et n'ont jamais cessé, depuis, de dire, de parler, de commenter, de donner leur avis, de bavarder et de papoter... Et il ne serait pas exagéré de dire (si j'ose dire !) qu'ils en ont usé avec outrance et avec délice, au fil de leur évolution et de leur histoire, au point de devenir une espèce bavarde (très bavarde). Notons également que les Hommes qui se sont toujours (plus ou moins) exprimés à des fins pratiques (pour l'essentiel) ont fini (assez rapidement) par parler pour ne rien dire et/ou à tort et à travers, tout le temps et à peu près partout, pour raconter, en général, des banalités (et/ou des futilités) sans intérêt... Ne nous appesantissons pas...

 

En matière de savoirs et d’art, autrefois (et jusqu’à un passé encore récent), les individus étaient relativement ignorants. Peu avaient accès à la lecture et à l’écriture. Et peu avaient le temps de s’y consacrer après une journée éreintante à « trimer » au champ ou à l’usine… Avec l’éradication progressive de l’analphabétisme et de l’illettrisme, la démocratisation des savoirs et l’accès généralisé des populations aux études (élémentaires et supérieures), l’expansion considérable des « classes moyennes » et l’avènement des politiques culturelles, les individus ont eu accès à ce que les Hommes appellent la culture (les arts et les savoirs). Notons néanmoins que ce domaine (bien qu’il se soit foncièrement démocratisé ces dernières années) n’a pu se débarrasser totalement de son caractère élitiste*…

* Le caractère élitiste de la culture est lié à l’histoire en général et à l’histoire de la culture en particulier. Domaine auquel n’avaient autrefois accès que les élites et à l’égard duquel les masses populaires, toujours plus ou moins engluées dans les préoccupations et les tracasseries quotidiennes, domestiques et pragmatiques n’ont jamais montré que peu de goût et d’intérêt…

 

Malgré un certain engouement, la consommation culturelle demeure encore aujourd’hui relativement modeste. Les organisateurs de festivals, de concerts, de lectures publiques, d’expositions diverses ont beau s’enthousiasmer (et se gargariser parfois) du nombre de visiteurs, la consommation culturelle se révèle, à bien des égards, assez superficielle… En effet, l’intérêt pour les œuvres artistiques et de savoirs semble se cantonner (au mieux) à ce que les Hommes appellent la culture générale lorsqu’il ne se réduit pas (tout bonnement) à une simple distraction vaguement « culturelle », à un simple « passe-temps » ou à « un moyen » (comme un autre) d’assouvir son besoin « d’intensité émotionnelle »… comme si l’art et les œuvres de savoirs se montraient encore (encore et toujours) incapables de toucher plus profondément « l'intelligence » et la sensibilité des individus et demeuraient une voie inappropriée* vers la Connaissance, inapte (en tout cas) à susciter, chez eux, des interrogations sur l’existence, sur la nature « du réel » ou sur l’identité plus profonde des êtres. Ainsi, en dépit de la démocratisation relative de l’art et de la culture, il semblerait que « les répercussions » des œuvres sur les individus, leur perception et leur existence soient toujours à peu près nulles…

* Si l’art et les livres n’y parviennent pas, alors que faire ? Attendre la maturation « naturelle » des esprits peut-être…

 

Eléments pour une analyse évolutive*

* Voir les éléments pour une analyse évolutive de la rubrique « alimentation ».

 

Objectifs généraux

Assurer la satisfaction des besoins et des désirs expressifs de façon sécurisée et permanente et de façon aussi rapide, simple, confortable et intelligente que possible (selon les capacités et possibilités offertes par les savoirs et la technique) et assurer l’amélioration des réponses (leur fabrication, leur accès et leur utilisation) en matière de rapidité, de simplicité, de durabilité, de sécurité, de confort et de possibilités nouvelles*… (avec amélioration continue de l’amélioration – cycle infini…).

* Ainsi qu’en matière de satisfaction, de plaisir, de bonheur, de joie et de beauté qu’elles peuvent offrir…

 

Eléments pour une analyse « théorique* » plus fine et plus profonde

- l’Homme est une forme énergétique vivante complexe perceptive complexe préconsciente

- les contenus expressifs peuvent être des formes énergétiques immatérielles « synthétiques » idéatives et représentatives (avec support expressif et/ou communicationnel) ou des formes énergétiques immatérielles « synthétiques » émotionnelles.

* Voir les éléments pour une analyse « théorique » plus fine et plus profonde de la rubrique « alimentation ».

 

Les paramètres pris en considération de nos jours (début du 21ème siècle)

- les possibilités accrues de création

- la créativité humaine (et ses « limites »…)

- la complexification du monde

- l’explosion du besoin expressif des individus

- la « saturation » des « espaces » et « des esprits » liée au fort développement des modes expressifs (voire à leur « envahissement » dans la vie quotidienne…)

 

Evolutions actuelles

- généralisation et développement des possibilités expressives instantanées et en réseaux (accessibles à tous et à tout instant (e-mail, SMS, MMS, Twitter, Facebook…)

- multiplication et généralisation des créations où chacun exprime « ce qu’il souhaite » (de façon plus ou moins originale et plus ou moins « artistique »…)

 

Evolutions possibles et directions probables

- création de mondes et d’univers créatifs où chacun aurait l’illusion d’en être le créateur et l’auteur (mondes virtuels)

- permettre à tous de « ressentir et de vivre la beauté et la vérité », que tout devienne « art », que tous les instants, dans tous les plans, deviennent « pur acte de création » pour tous…

 

Evolutions à très long terme

- développement, puis généralisation, des modes expressifs « hautement » qualitatifs (sans parole ni intellect…)

- éradication des besoins et des domaines expressifs par leur complète généralisation… et par la compréhension directe et immédiate de tous les plans. Toutes les existences, tous les gestes, toutes les expressions et tous les actes, sur tous les plans et dans tous les mondes et tous les univers, pourraient alors devenir de « pures créations » où chacun pourrait être partie prenante et « intégré »…

 

Objectif idéal (implicite)

- éradication (possible) du besoin expressif (soulevant le problème de « l’élargissement » de l’espace psychique à l’espace de Conscience). Notons néanmoins que tant qu’il existe une forme, elle est soumise, de façon quasi ontologique, à se manifester et à s’exprimer. Mais soulignons aussitôt que la Conscience* est, elle aussi, amenée à « s’exprimer » à travers la création de ses manifestations énergétiques… L’expression serait-elle alors un impératif incontournable tant dans le monde formel et fini que dans un univers informel et infini ?

* Qui est un espace perceptif immatériel « silencieux »…

 

Perspectives*

* Voir les perspectives de la rubrique « alimentation ».

 

Sociétés de demain

- généralisation et amélioration des possibilités expressives instantanées et en réseaux, accessibles à tous et à tous moments. Multiplication et généralisation des créations où chacun exprime « ce qu’il souhaite » (toujours de façon plus ou moins originale et plus ou moins « artistique »).

- développement des modes expressifs artistiques (et non artistiques) interactifs pour permettre à tous de « ressentir la beauté et l’intensité ». Et émergence d’un kit expressif

 

Sociétés d’après demain

Explosion des mondes virtuels très divers, à la fois très « dépaysants » et très « réalistes » où les individus pourraient vivre, faire, imaginer, ressentir des choses de plus en plus « incroyables »… où serait projeté quasi totalement le psychisme... où chacun aurait le sentiment d’être le créateur et l’acteur principal des évènements… Et amélioration et développement du kit expressif

 

Sociétés à moyen terme

- émergence de mondes virtuels parallèles où les individus pourraient vivre (et se réfugier), dans lesquels ils pourraient être, en partie, projetés physiquement... où ils pourraient créer et satisfaire une partie de « leurs désirs et de leurs fantasmes ». Généralisation des modes expressifs artistiques (et non artistiques) interactifs pour permettre à tous de « ressentir la beauté et l’intensité » et commencer à « ressentir la vérité ». Et généralisation du kit expressif

- développement et amélioration des mondes virtuels parallèles où les individus pourraient vivre (et se réfugier), dans lesquels ils pourraient être presque totalement projetés physiquement et où ils pourraient créer et vivre une grande partie de « leurs désirs et de leurs fantasmes ». Développement des univers virtuels artistiques où serait donnée à ressentir et à vivre « la vérité ». Diminution progressive du besoin expressif(1) avec l’émergence de modes de communication sans parole éminemment plus « qualitatifs » (ressentir et percevoir l’Autre, ses émotions, son « intériorité »…). Et émergence du kit expressif intégrable

 

Sociétés à long terme

- généralisation des mondes virtuels parallèles où les individus pourraient vivre (et habiter), dans lesquels ils seraient presque totalement projetés physiquement et où ils pourraient vivre selon leurs aspirations... Généralisation des univers virtuels artistiques où serait donnée à ressentir et à vivre « la vérité ». Baisse drastique(1) du besoin expressif avec le développement de modes de communication sans parole éminemment plus « qualitatifs ». Et développement et amélioration du kit expressif intégrable

- généralisation des mondes virtuels parallèles où les individus pourraient vivre (et habiter), dans lesquels ils seraient totalement projetés physiquement et dans lesquels ils pourraient créer et vivre selon leurs aspirations. Généralisation des univers virtuels artistiques où serait donnée à ressentir et à vivre « la vérité ». Quasi éradication(2) du besoin expressif avec la généralisation de modes de communication sans parole éminemment plus « qualitatifs ». Et généralisation du kit expressif intégrable

- existence et création incessante de pléthore de nouveaux mondes réels et virtuels. Et éradication du besoin expressif(2)

(1) La perception s’élargissant, les besoins expressifs, autrefois si nécessaires (au psychisme), s’estompent progressivement car tous les gestes, toutes les pensées, toutes les expressions et tous les actes se rapprochent progressivement de la « pure création » et sont capables de toucher, de plus en plus profondément, un grand nombre d’individus…

(2) Tout (ou quasiment tout) est vécu dans une très intense satisfaction où tout devient « pure création », jeu et joie... et les possibilités de la Conscience font que tout est possible et réalisable… que tout peut être vécu et créé sans restriction (éradication du besoin expressif par généralisation de la « pure création », du jeu et de la joie à chaque instant)...

 

 

La compréhension : les réponses aux besoins de compréhension

 

Généralités

L’Homme a toujours été amené à s’interroger* pour savoir et connaître... Son statut d’animal « supérieur » lui a toujours enjoint de comprendre l’Existant (les savoirs et la connaissance des différents plans) et à comprendre l’existence (la connaissance et les représentations de ce qu’est — ou pourrait être — la Vie).

* Poussé à la fois par une insatiable curiosité et une soif de découverte et contraint de trouver des réponses toujours plus performantes à ses besoins...

 

Son incapacité à comprendre globalement et directement l’existence et « les choses » de l’Existant l’a contraint à développer sa cognition et ses capacités réflexives, mnésiques et analytiques pour connaître et représenter ce qu’il comprenait et ce à quoi il avait accès (grâce, en particulier, à la création du langage et à son développement)... Nulle autre voie ne s’offrait à lui… Ce besoin de compréhension et les représentations de l’Existant et de l’existence sont très liés au plan que nous avons qualifié de représentatif intellectuel (que nous développerons dans la partie suivante). De façon schématique, nous pourrions catégoriser les réponses aux besoins de compréhension ainsi :

 

La Connaissance qui concerne les représentations et la compréhension de l’existence (et de « la vérité »). Domaine étudié par la métaphysique, la philosophie, les religions et la spiritualité. Elle est globalement considérée comme relevant de la sphère individuelle (ou privée). Et n’est, en général, enseignée collectivement que pour les individus qui veulent exercer une « fonction » religieuse ou cultuelle (moines, moniales, prêtres, pasteurs, rabbins, imams, sorciers, chamanes…) et accessoirement une fonction professionnelle en lien avec la réflexion sur l'existence (prof de philo par exemple).

 

Les savoirs (théoriques et appliqués) concernent les représentations et la compréhension de l’Existant (tous les domaines, tous les plans et tous les systèmes) : astrophysique, physique, chimie, géologie, écologie, biologie (moléculaire, cellulaire, végétale, animale, humaine), médecine, bactériologie, botanique, écologie, paléontologie, sociologie, archéologie, ethnologie, géographie, histoire, économie, psychologie, philosophie, mathématiques, informatique (et on en passe… et de beaucoup moins drôles !)…

 

Les savoirs nécessitent des espaces (des lieux et des temps) dédiés à l’étude, à la recherche, aux découvertes et aux inventions qui sont essentiellement assurées, au niveau collectif, par les universités et les centres de recherche, mais également des espaces dédiés à la transmission (écoles, collèges, lycées, universités) et des supports et des lieux de stockage (essentiellement encyclopédies, livres, bibliothèques, médiathèques, fichiers numériques et aujourd’hui cloud).

 

Voir ANNEXE 4 (le plan représentatif intellectuel)

 

 

Bref aperçu historique

 

Premières sociétés humaines

Support et stockage : la parole, le savoir, la « connaissance » et l’expérience « des anciens »

Espaces et lieux consacrés aux savoirs, à la transmission des savoirs et à la connaissance : apprentissage général par la famille et la communauté

 

Sociétés primitives

Support et stockage : la parole, le savoir, la « connaissance » et l’expérience « des anciens »

Espaces et lieux consacrés aux savoirs et à la transmission des savoirs : apprentissage général par la famille et la communauté. Et apprentissage spécifique (« professionnel ») par la famille et la communauté (lorsque cela est possible) ou par le ou les détenteur(s) des savoirs et/ou des connaissances pour les activités qui nécessitent un apprentissage plus long et/ou plus complexe

Espaces et lieux consacrés à la connaissance (et à son amélioration) : long apprentissage de la représentation de l’existence, des croyances et des pratiques religieuses par un guide spirituel (sorcier – chamane) réservé à un ou à quelques individu(s) (au maximum)

 

Sociétés d’avant-hier (jusqu’au 18ème siècle)

Support et stockage : les livres, les bibliothèques, les savants, les hommes de science, les lettrés

Espaces et lieux consacrés à la transmission des savoirs : apprentissage, compagnonnage, écoles primaires, universités

Espaces et lieux consacrés aux savoirs (et à leur amélioration) : universités

Espaces et lieux consacrés à la connaissance (et à son amélioration) : long apprentissage de la représentation de l’existence, des croyances et des pratiques religieuses par un ou des guide(s) spirituel(s) et/ou religieux (représentant(s) du culte) réservé à quelques individus « attirés » par et/ou « promis » à la vie religieuse et enseigné (en général) dans des centres religieux

 

Sociétés d’hier (jusqu’au 20ème siècle)

Support et stockage : les livres, les bibliothèques, les savants, les hommes de science, les lettrés, les universitaires. La presse spécialisée. Et l’émergence des supports informatiques (disques durs, disquettes, CD, clé USB)

Espaces et lieux consacrés à la transmission des savoirs : écoles primaires, collèges, lycées, universités

Espaces et lieux consacrés aux savoirs (et à leur amélioration) : universités, émergence et généralisation des centres de recherche

Espaces et lieux consacrés à la connaissance (et à son amélioration) : long apprentissage de la représentation de l’existence, des croyances et des pratiques religieuses par un ou des guide(s) spirituel(s) et/ou religieux (représentant(s) du culte) réservé à quelques individus « attirés » par la vie religieuse et enseigné dans des centres religieux. Et émergence d’un « questionnement spirituel » chez une minorité d’individus

 

Sociétés d’aujourd’hui

Support et stockage : généralisation du cloud, des fichiers numériques, d’internet, des bibliothèques physiques et numériques

Espaces et lieux consacrés à la transmission des savoirs : écoles, universités et grandes écoles

Espaces et lieux consacrés aux savoirs (et à leur amélioration) : généralisation des universités et des centres de recherche

Espaces et lieux consacrés à la connaissance (et à son amélioration) : accroissement du nombre de démarches spirituelles individuelles. Emergence de centres de « développement personnel » et de centres spirituels (le plus souvent de tradition religieuse)

 

 

Trend historique (subjectif* à grandes enjambées)

Bien qu’il conviendrait de faire une distinction entre les différents types de sociétés au fil de l’histoire humaine (toutes les sociétés n’ont pas connu un tel développement), nous pouvons dire que les réponses aux besoins de compréhension ont globalement évolué ainsi.

* Voir le trend historique de la rubrique « alimentation ».

 

Offre – production – structures

Le domaine de la compréhension et des savoirs a connu, au cours de l’histoire, des changements considérables. Au fil de la complexification des représentations, des découvertes et des possibilités techniques et « scientifiques », l’ignorance quasi-totale des premiers Hommes s’est progressivement transformée.

 

Notons que les premiers savoirs étaient, sans doute, à visée pratique (techniques de chasse, connaissance des plantes destinées à la consommation et aux remèdes). Et le langage (comme nous l'avons déjà évoqué) a probablement été (en grande partie) à l’origine des possibilités de développement des représentations de l’Existant. Il a sans doute d’ailleurs été créé pour nommer « les choses » et son évolution a accompagné toute l’histoire des savoirs.

 

Au fil de la complexification des représentations de l’Existant, les savoirs sont devenus indispensables à la compréhension du monde. Des disciplines d’étude ont été créées (et avec elles, les universités). Et pendant une très longue période, seule une minorité y avait accès… L’essentiel des individus n’avait besoin que de ses bras pour travailler au champ et/ou (plus tard) à leur établi.

 

Dans un passé pas si lointain, notons qu’il était possible à un seul individu d’acquérir une connaissance générale approfondie (selon les critères de son époque) de l’Existant et même de l’existence. Ainsi, de nombreux philosophes étaient à la fois hommes de lettres et hommes de science (des premiers philosophes antiques aux encyclopédistes(1) des « Lumières » en passant par la célèbre figure de « l’honnête homme »). Mais l’extension considérable des savoirs au cours des 18ème, 19ème et 20ème siècles a contraint les savants et les lettrés à une forme de spécialisation, rendant de plus en plus improbable (et inaccessible) toute velléité d’omniscience(2)

(1) Sans oublier, bien sûr, les « grands esprits » de la Renaissance et de l’époque médiévale — véritables parangons d’éclectisme et de connaissance (quelle que soit leur « civilisation »)… 

(2) Ou même de polymathie...

 

Avec la complexification des activités humaines et des tâches professionnelles et la volonté (plus ou moins forte) des élites à « éduquer » le peuple, l’enseignement est devenu obligatoire et accessible à tous : apprentissage des savoirs de base (lecture, écriture, calcul), apprentissage de l’ensemble des savoirs élémentaires (lycée sanctionné par le baccalauréat) et apprentissage professionnalisant (en vue d’exercer un métier ou de « trouver un emploi ») et/ou (très accessoirement) apprentissages généraux et spécialisés (par discipline) approfondis (3èmes cycles universitaires).

 

Notons aussi (en aparté) que depuis quelques décennies (avec la montée de l’individualisme et l’institution de la sphère familiale comme « centre éducatif premier » des individus), la sociabilisation* aurait tendance à devenir le premier apprentissage nécessaire, « enseignement » dont ont la charge les jardins d’enfants et l’école maternelle.

* Être avec et parmi les autres pour apprendre à réguler et à inhiber la dimension narcissique de chaque individu et à composer avec les désirs égotiques des autres…

 

Soulignons également que les apprentissages et l’éducation dont bénéficient les individus au cours de leur scolarité, outre les problématiques et les difficultés rencontrées par un certain nombre d’entre eux dans l’intégration des enseignements, ne semblent pas avoir pour objectif central (loin s’en faut) d’apprendre aux individus à réfléchir objectivement (et par eux-mêmes), ni de comprendre l’Existant pour « la joie de savoir et de connaître » ni même de leur permettre de devenir des êtres plus autonomes et plus « intelligents » (ou, du moins, plus « éclairés ») mais s’inscrivent très souvent dans une perspective strictement utilitaire comme celle de permettre à la société (et au système humain) de trouver « des bras et des cerveaux » en offrant à chaque individu un rôle et une fonction pour faire « tourner la machine » et assurer le fonctionnement sociétal…

 

Quant aux enseignements approfondis (toujours, plus ou moins, réservés à une frange minoritaire des individus), les recherches s’effectuent, assez souvent, à des fins utilitaires (voire parfois commerciales) et souffrent, en général, d’une certaine forme de myopie, empreinte (la plupart du temps) d’idéologie (« scientisme rationalisant »), d’une certaine forme d’étroitesse de « cadre de pensée » et d’un manque d’interdisciplinarité*…

* Mais loin de nous l’idée de blâmer le monde de la recherche…

 

En matière de support, de stockage et de transmission des données et des savoirs, on a assisté, ces dernières années, à un développement considérable des progrès avec le numérique (fichiers, cloud…) sans compter les très nombreuses recherches (notamment en matière d’intelligence artificielle) qui ont boosté d’une incroyable façon les capacités analytiques, mnésiques et calculatoires et ont permis des découvertes et le développement de nouvelles disciplines (nanosciences, ordinateur quantique entre autres exemples…). Mais en dépit des incessantes avancées de la science, nous pourrions dire (de façon générale) que les savoirs restent, à certains égards, balbutiants et qu'ils seront sans aucun doute amenés à connaître à l’avenir des développements très nombreux (avec d'innombrables découvertes)…

 

Quant à la connaissance (compréhension et représentations de l’existence), elle tire son origine (comme nous l’avons déjà évoqué) dans la capacité humaine à s’interroger (s’interroger sur ses expériences et, de façon générale, sur l’existence) et dans le plus ou moins impératif besoin de l'Homme de donner du sens (signification et orientation) à ce qui est vécu… Notons que le fait d’expérimenter et d’être confronté à la douleur, à la souffrance et à la mort a sans doute grandement contribué à l’apparition (et au développement) de ce besoin de compréhension…

 

L’homme, à ce titre, est un animal métaphysique… mais la connaissance qui, autrefois, était intimement liée aux savoirs, s’en est progressivement déconnectée. Et elle est devenue, depuis fort longtemps aujourd’hui, outre le domaine réservé de la philosophie et de la métaphysique, le « pré carré » quasi exclusif des religions. Notons que la raison, la rationalité et « l’esprit scientifique » qui se sont extraordinairement développés en réaction aux croyances et aux idéologies religieuses passées(1) se sont détournés de la Connaissance essentiellement en raison (si j’ose dire !) de leur incapacité à cerner, de façon objective, rationnelle et « scientifique », un domaine qui ne semble pouvoir être appréhendé ainsi(2). La connaissance est donc livrée aujourd’hui (et depuis des lustres), outre à la sphère individuelle (ce qui est, sans doute, une sage chose…), aux églises et aux chapelles de toutes traditions et, depuis peu, à quelques gourous (parfois légitimes parfois charlatans)… en se cantonnant la plupart du temps (sauf exceptions) à des croyances dogmatiques et à des préceptes de vie imposés(3).

(1) Croyances et idéologies religieuses qui régnaient un peu partout et pendant des siècles en se présentant comme des « vérités divines » indiscutables (sans fondement et, bien sûr, invérifiables…).

(2) La connaissance semble avoir besoin, en effet, d’une certaine forme de subjectivité, d’une sensibilité et d’une indispensable intégration à l’Être que la méthode « scientifique » ignore et ne peut mettre en œuvre avec ses outils…

(3) Oui, imposés (ou que l’on s’impose), et donc, bien sûr, qui ne peuvent être (le plus souvent) « naturellement intégrés » par les rares individus « concernés » (nous y reviendrons dans les paragraphes consacrés au cheminement spirituel)...

 

Demande – consommation – individus

Autrefois, les individus étaient presque totalement ignorants. Leurs savoirs et leur connaissance se limitaient, en général, à ce qu’ils expérimentaient et à ce qu’on leur disait ou racontait… et les Hommes, depuis que l’humanité existe — est-ce bien utile de le préciser — en ont avalé des couleuvres et des balivernes… et aujourd’hui encore… Au fil de l’histoire, des découvertes et des progrès des savoirs et de la connaissance, seule une infime minorité semblait montrer quelque intérêt pour les « choses de l’esprit ». Et aujourd’hui encore, peu ont un réel appétit de savoir et de connaissance*…

* Avec un peu de cynisme, on serait même tenté de dire que les savoirs se limitent toujours et bien souvent (en dépit d’une certaine forme de curiosité qui peut habiter les individus), en une formule un peu cinglante et lapidaire, à faire la distinction entre les carottes et les choux fleurs pour la préparation du pot-au-feu…

 

Hormis les apprentissages scolaires obligatoires (plus ou moins mal vécus chez la plupart…) et les apprentissages professionnels (plus ou moins longs selon les capacités et les goûts de chacun), le savoir et la connaissance relèvent totalement (comme nous l’avons dit) de la sphère individuelle. Et il appartient à chacun de s’y consacrer selon ses appétits… mais il semblerait (comme nous l’avons également déjà souligné) que ces domaines demeurent toujours bien peu appétants pour l’essentiel des Hommes… Et pour ceux qui « s’y collent » ou « s’y penchent », butinant ici et là quelques informations dans les domaines de leur intérêt, le savoir et la connaissance semblent davantage relever de la curiosité intellectuelle et/ou de la culture générale que d’un besoin de compréhension (global et profond) de l’Existant et de l’existence. Ainsi semblent vivre les Hommes…

 

En dépit de la « médiocrité ambiante » (à laquelle naturellement nous nous associons — du moins en partie), on assiste depuis quelques temps à un frémissement des esprits de plus en plus nombreux, au vu de la dureté, de l’inconsistance et de l’absurdité apparentes du monde actuel, à essayer de trouver du sens dans le chaos, lui aussi apparent, contemporain. Certains se tournent alors vers le « développement personnel » ou les religions (qui représentent souvent un refuge aisé et peu exigeant mais éminemment peu salvifique…), d’autres s‘interrogent plus profondément et se désespèrent de ne rien trouver… ni sens, ni orientation, ni appui. La spiritualité alors n’est plus très loin… à portée de main (et de regard)…

 

Toutes ces informations générales ne doivent, bien évidemment, pas nous faire oublier les profondes inégalités en matière de savoirs (et de connaissance) qui sévissent (et ont toujours plus ou moins sévi) dans le monde où une partie de la population a accès à l’éducation, aux savoirs (élémentaires et « supérieurs ») et aux enseignements « métaphysiques et spirituels » et une autre partie ne bénéficie d’aucune éducation ni d’aucune instruction et se voit contrainte, à l’heure de la complexification du monde, à rester analphabète ou illettrée sans espoir de « s’élever par l’esprit » ni de sortir la tête du « marigot » des croyances et de la résignation fataliste…

 

 

Eléments pour une analyse évolutive*

* Voir les éléments pour une analyse évolutive de la rubrique « alimentation ».

 

Objectifs généraux

Assurer la satisfaction des besoins et des désirs en matière de compréhension de façon sécurisée et permanente et de façon aussi rapide, simple, confortable et intelligente que possible (selon les capacités et possibilités offertes par les savoirs, la connaissance et la technique) et assurer l’amélioration des réponses (leur fabrication, leur accès et leur utilisation) en matière de rapidité, de simplicité, de durabilité, de sécurité, de confort et de possibilités nouvelles*… (avec amélioration continue de l’amélioration – cycle infini…).

* Ainsi qu’en matière de satisfaction, de plaisir, de bonheur, de joie et de beauté qu’elles peuvent offrir…

 

Eléments pour une analyse « théorique* » plus fine et plus profonde

- l’Homme est une forme énergétique vivante complexe perceptive complexe préconsciente

- les contenus psychiques réflexifs sont des formes énergétiques immatérielles « synthétiques » idéatives et représentatives.

* Voir les éléments pour une analyse « théorique » plus fine et plus profonde de la rubrique « alimentation ».

 

Les paramètres pris en considération de nos jours (début du 21ème siècle)

- la complexification du monde

- les nouvelles technologies

- le besoin insatiable de transformer l’Existant

- les interrogations des individus face à « l’absurdité » et au chaos apparents du monde contemporain

- la morosité ambiante et l’absence de perspectives offertes par les sociétés contemporaines

 

Evolutions actuelles

- généralisation de l’accès immédiat et permanent à tous les savoirs et à toutes les connaissances

- développement et généralisation des intelligences artificielles

- mise en réseaux immédiate et permanente et indéfiniment actualisée en temps réel de toutes les intelligences artificielles et des stocks de données et d’informations

 

Evolutions possibles et directions probables

- accroissement (éventuel) des capacités mnésiques, analytiques et de puissance calculatoire des cerveaux

- création de logiciels et de systèmes d’intelligence artificielle avec capacités mnésiques (stockage de données), analytiques (traitement de l’information) et réflexives incroyablement puissantes, capables de tout emmagasiner, de tout calculer, de tout savoir, de tout analyser pour « coacher » le psychisme et les individus à tout instant dans tous les domaines possibles et imaginables

- perception de plus en plus large, profonde et fine (augmentation substantielle de la connaissance des plans, de l’infiniment petit à l’infiniment grand (compréhension de l’Univers) et amélioration substantielle de la compréhension de notre origine, de notre nature réelle et de « la vérité »)

 

Evolutions à très long terme

- création de logiciels et de systèmes d’intelligence artificielle intégrés au cerveau-psychisme (transhumanisme synthétique cérébral)

- connaissance de tous les plans et « Connaissance incarnée »

 

Objectif idéal (implicite)

- être la « Connaissance incarnée », omniscience globale instantanée (tout savoir, tout connaître, tout comprendre de façon directe*…) avec quelques difficultés et obstacles : en effet, les individus auront beau percevoir plus loin, plus profondément et plus finement, savoir « tout sur tout » et avoir un savoir complet (une connaissance complète des plans), subsistera un obstacle de taille : pour qu’il y ait une réelle compréhension et une véritable Connaissance, il est nécessaire qu’il y ait intégration à l’Être… Sans cet aspect, il ne peut y avoir d’intelligence absolue « incarnée ». Autre problématique (concomitante) : est-il possible d’insuffler à l’intelligence artificielle la Connaissance et l’Intelligence de l’Être ? A priori, la réponse est négative… Il convient toujours (jusqu’à preuve du contraire…) que la compréhension passe par ce « mystérieux » processus d’intégration à l’Être

* Accès direct au « réel » sans avoir recours à la pensée et à l'intellect...

 

 

Perspectives*

* Voir les perspectives de la rubrique « alimentation ».

 

Sociétés de demain

Support et stockage : généralisation de l’accès immédiat et permanent à tous les savoirs et à toutes les connaissances. Développement et généralisation des intelligences artificielles. Mises en réseaux permanentes et actualisées en temps réel des intelligences artificielles et des stocks de données et d’informations. Emergence d’un kit de connaissance de l’Existant (savoirs). Et émergence (possible) d’une régression des capacités cérébrales d’une partie de la population (liée à l’inactivité cérébrale due à l’usage permanent de l’intelligence artificielle)

Espaces et lieux consacrés à la transmission des savoirs : écoles, universités et grandes écoles

Espaces et lieux consacrés aux savoirs (et à leur amélioration) : universités et centres de recherche. Apparition de nouveaux domaines et création de nouvelles disciplines

Espaces et lieux consacrés à la connaissance (et à son amélioration) : développement des démarches spirituelles individuelles. Et développement des centres de « développement personnel » et des centres spirituels, induit par l’émergence d’un besoin de compréhension et de spiritualité chez une partie de la population

 

Sociétés d’après demain

Support et stockage : fort développement des intelligences artificielles. Amélioration des mises en réseaux permanentes et actualisées en temps réel des intelligences artificielles et des stocks de données et d’informations. Amélioration et développement du kit de connaissance de l’Existant (savoirs). Accentuation et développement (possible) d’une régression des capacités cérébrales d’une partie de la population (liée à l’inactivité cérébrale due à l’usage permanent de l’intelligence artificielle). Et émergence (possible) d’un développement des capacités cérébrales d’une autre partie de la population (mnésiques, analytiques, puissance calculatoire…)

Espaces et lieux consacrés à la transmission des savoirs : écoles, universités et grandes écoles. Amélioration et généralisation d’un module d’apprentissage personnalisé (utilisant l’accès immédiat à tous les savoirs mis en réseaux et le développement des intelligences artificielles) avec l’augmentation des enseignements à distance.

Espaces et lieux consacrés aux savoirs (et à leur amélioration) : forte expansion des universités et des centres de recherche. Apparition de nouveaux domaines et création de nouvelles disciplines

Espaces et lieux consacrés à la connaissance (et à son amélioration) : développement des démarches spirituelles individuelles. Et développement des centres de « développement personnel » et des centres spirituels, induit par l’émergence d’un besoin de compréhension et de spiritualité (de plus en plus vif) chez une partie de la population

 

Sociétés à moyen terme

Support et stockage : amélioration substantielle des intelligences artificielles. Amélioration et généralisation du kit de connaissance de l’Existant (savoirs). Poursuite (possible) de la régression des capacités cérébrales d’une partie de la population (liée à l’inactivité intellectuelle due à l’usage permanent de l’intelligence artificielle). Amélioration (possible) des capacités cérébrales d’une autre partie de la population (mnésiques, analytiques, puissance calculatoire…), de ses capacités de compréhension et de perception (avec émergence de l’intégration de la Connaissance à l’Être). Poursuite de l’amélioration des intelligences artificielles. Emergence d’un kit de connaissance de l’Existant (savoirs) intégrable. Généralisation (possible) de la régression des capacités cérébrales d’une partie de la population (liée à l’inactivité cérébrale due à l’usage permanent de l’intelligence artificielle). Et amélioration (possible) des capacités cérébrales d’une autre partie de la population (mnésiques, analytiques, puissance calculatoire…), de ses capacités de compréhension et de perception (avec développement de l’intégration de la Connaissance à l’Être)

Espaces et lieux consacrés à la transmission des savoirs : écoles, universités et grandes écoles avec l’émergence et le développement de disciplines ayant trait à la connaissance (et non plus seulement aux savoirs). Amélioration et généralisation d’un module d’apprentissage des savoirs et de la connaissance personnalisé et permanent (utilisant l’accès immédiat à tous les savoirs mis en réseaux et le développement des intelligences artificielles) à l’usage des individus « immatures » (jeunes) et des individus adultes (par forte augmentation du besoin de compréhension tout au long de la vie) avec l’augmentation incessante des enseignements à distance. Ecoles, universités et grandes écoles avec la généralisation de disciplines ayant trait à la connaissance (et non plus seulement aux savoirs) et émergence et développement de disciplines sur la Conscience et l’intégration des savoirs et des connaissances à l’Être. Et généralisation d’un module d’apprentissage intégrable des savoirs et de la connaissance personnalisé et permanent (utilisant l’accès immédiat à tous les savoirs mis en réseaux et le développement des intelligences artificielles) à l’usage de tous

Espaces et lieux consacrés aux savoirs (et à leur amélioration) : la recherche devient l’une des activités majeures des sociétés avec de nouveaux domaines d’investigation, de profondes améliorations des savoirs existants, de nouvelles disciplines, la découverte de nouveaux plans et le développement de disciplines qui relient les savoirs entre les différents plans

Espaces et lieux consacrés à la connaissance (et à son amélioration) : la spiritualité devient l’un des domaines majeurs des sociétés (organisation de l’enseignement et de l’accompagnement spirituels). Et émergence d’un kit de connaissance spirituelle

 

Sociétés à long terme

Support et stockage : émergence et développement des intelligences artificielles très sophistiquées. Amélioration et généralisation du kit de connaissance de l’Existant (savoirs) intégrable. Et nette amélioration des capacités cérébrales (mnésiques, analytiques, puissance calculatoire…). Amélioration substantielle des capacités de compréhension avec perception de plus en plus fine, de plus en plus vaste et de plus en plus profonde (avec généralisation de l’intégration de la Connaissance à l’Être). Généralisation des intelligences artificielles très sophistiquées. Généralisation du kit de connaissance de l’Existant (savoirs et connaissance) intégrable. Avec capacités cérébrales mirifiques (mnésiques, analytiques, puissance calculatoire…), compréhension quasi-totale et perception quasi-totale (avec quasi complète intégration de la Connaissance à l’Être). Eradication du besoin de supports et de stockage par omniscience globale instantanée et généralisation de l’Être comme « Connaissance incarnée »

Espaces et lieux consacrés à la transmission des savoirs : écoles, universités et grandes écoles avec la généralisation de disciplines ayant trait à la connaissance (et non plus seulement aux savoirs) et généralisation des disciplines sur la Conscience et l’intégration des savoirs et des connaissances à l’Être. Et généralisation d’un module d’apprentissage intégrable des savoirs et de la connaissance personnalisé et permanent (utilisant l’accès immédiat à tous les savoirs mis en réseaux et le développement des intelligences artificielles) à l’usage de tous

Espaces et lieux consacrés aux savoirs (et à leur amélioration) : développement de nouveaux domaines d’investigation, de nouvelles disciplines et connaissance de la quasi-totalité des plans de l’Existant. Omniscience globale instantanée

Espaces et lieux consacrés à la connaissance (et à son amélioration) : la spiritualité devient le cœur même des sociétés. Généralisation du kit de connaissance spirituelle intégrable. Être et « Connaissance incarnée »

 

 

NOTE GENERALE : les découvertes dans certains domaines ont été, sont et seront automatiquement et systématiquement utilisées dans les autres secteurs...

 

Nous ne pouvons résister à ajouter à cette (déjà bien) longue liste un petit extra non obligatoire mais complémentaire (révélateur, à bien des égards, du psychisme) que vous pouvez passer si vous frisez l’overdose*…

* Et on le comprendrait…

 

 

Les besoins de réalisation de tous les désirs : les réponses aux besoins de satisfaction de tous les désirs

 

Objectifs généraux

Assurer la satisfaction des besoins et des désirs en matière de désir (si l’on peut dire…) de façon sécurisée et permanente et de façon aussi rapide, simple, confortable et intelligente que possible (selon les capacités et possibilités offertes par les savoirs et la technique) et assurer l’amélioration des réponses (leur fabrication, leur accès et leur utilisation) en matière de rapidité, de simplicité, de durabilité, de sécurité, de confort et de possibilités nouvelles*… (avec amélioration continue de l’amélioration – cycle infini…).

* Ainsi qu’en matière de satisfaction, de plaisir, de bonheur, de joie et de beauté qu’elles peuvent offrir…

 

- désir de transformer l’Existant pour vivre des situations et des évènements satisfaisants, plaisants, confortables, sécurisants (en adéquation avec ses attentes et ses représentations mentales), porteurs de bonheur, de joie, de beauté et d’intensité

- désir de vivre des contenus psychiques (émotions, représentations mentales...) satisfaisants, plaisants, confortables, sécurisants et porteurs de bonheur, de joie, de beauté et d’intensité

 

 

Tendances actuelles

Ainsi, nous assistons aujourd’hui dans une grande partie du monde dit « développé » à des tendances qui pourraient bien à l’avenir se généraliser, se renforcer et connaître de fulgurantes avancées et d’éclatants progrès avec par exemple :

 

- une augmentation des activités de bien-être et d’épanouissement personnel

- la création de mondes virtuels où tout pourrait devenir possible en matière de valorisation narcissique et de relations... où tous les désirs pourraient être comblés avec « sensations de réalité » de plus en plus performantes

- la création de domaines et d’inventions robotiques et chimiques de synthèse pour satisfaire tous les désirs et tous les désirs-fantasmes (permanence, sécurité, complétude…)

- la création de structures et de domaines entièrement consacrés aux désirs (dans tous les domaines), des univers dédiés au plaisir (de tous ordres), alimentée par les incessantes inventions et découvertes

- la généralisation du plaisir et de la satisfaction immédiate et incessamment renouvelable des désirs essentiellement en matière de relation, de sexualité, de confort ménager, de bien-être (sommeil, image de soi et sentiment narcissique), l’éradication totale de l’insatisfaction etc etc.

 

Notons que si les Hommes et/ou leurs successeurs parviennent à créer ce genre d’univers, les individus pourraient éprouver un sentiment égotique paroxystique et de surpuissance (l’Homme à l’égal des « Dieux »). Et soulignons qu’aujourd’hui, malgré leur ignorance et leurs capacités retreintes, un certain nombre éprouve déjà (plus ou moins inconsciemment) ce genre de sentiment... Sans compter, évidemment, les risques possibles (voire probables) d’hyper arrogance et d’hyper violence et donc d’hyper surveillance (si les Hommes et/ou leurs successeurs demeurent dans l’espace psychique) avec néanmoins « l’infranchissabilité » de quelques obstacles majeurs dont celui-ci (entre autres) : comment créer les conditions pour « passer » d’un plan fini (pour satisfaire les désirs qui sont infinis) à un plan infini ? Fin de la parenthèse…

 

 

A l’ensemble des besoins précédemment évoqués viennent s’ajouter trois autres grandes catégories de besoin (le travail, l’argent et l’administration), trois créations majeures de l’Homme absolument incontournables au vu des caractéristiques des individus et du fonctionnement des sociétés humaines (que nous aborderons, de façon plus détaillée, dans les parties consacrées à l’organisation sociétale) mais dont nous ne pouvons manquer, ici, de dire quelques mots…

 

- le besoin de travailler/d’exercer un emploi (rémunéré*)

- le besoin d’argent

- les besoins administratifs

* Oui, rémunéré, il va sans dire…

 

Notons que l’argent, le travail et l’administration constituent « des besoins » absolument majeurs et centraux pour les individus et les sociétés mais demeurent secondaires* (au sens où ils ont été créés secondairement pour répondre aux caractéristiques psychiques humaines et au fonctionnement de la société).

* Au vu de leur nature secondaire et artificielle, ils pourraient être amenés à disparaître lorsque les individus seront suffisamment « mûrs » pour abandonner naturellement leurs comportements délétères (liés à leur degré d’ignorance) et, en particulier, leur irrespect insensible et leur inclination à l’appropriation personnelle…

 

Tentons, comme pour les autres catégories, d’en dresser un aperçu synthétique.

 

 

Le besoin de travailler (d’exercer un emploi ou une activité professionnelle rémunéré(e)) : les réponses au besoin de travailler

 

Généralités

L’Homme a toujours été contraint de travailler. L’expression « gagner sa croûte » est révélatrice, à bien des égards, de cette obligation. Si l’Homme veut manger, il doit fournir un travail*…

* Jusqu’à aujourd’hui, il en a toujours fait « l’amer » constat et l’on n’a cessé, à travers les âges, de le lui inculquer (« l’oisiveté est la mère de tous les vices » n’est-ce pas à l’aide de ce genre de maxime qu’on l’a — très souvent — éduqué ?)…

 

 

Bref aperçu historique

 

Premières sociétés humaines

Cueillette et chasse. Travaux « domestiques » élémentaires

 

Sociétés primitives

Chasse, cueillette et/ou travaux agricoles familiaux (ou communautaires) longs, pénibles et sans rémunération (les individus travaillent, participent à la production familiale ou communautaire pour « avoir le droit » de manger…)

 

Sociétés d’avant-hier (jusqu’au 18ème siècle)

Travaux agricoles de plus en plus « outillés ». Travail artisanal. Et linéaments progressifs du travail industriel

 

Sociétés d’hier (jusqu’au 20ème siècle)

Travaux agricoles de plus en plus mécanisés. Généralisation du travail industriel pénible et à la chaîne. Et fort développement des services (prestations) avec la création d’une kyrielle de nouveaux emplois

 

Sociétés d’aujourd’hui

Ere du « tout travail », condition obligatoire pour être « intégré au système » et obtenir un salaire nécessaire à la satisfaction des besoins élémentaires

 

 

Trend historique (subjectif* à grandes enjambées)

Bien qu’il conviendrait de faire une distinction entre les différents types de sociétés au fil de l’histoire humaine (toutes les sociétés n’ont pas connu un tel développement), nous pouvons dire que les réponses aux besoins de travailler et d’exercer un emploi ont globalement évolué ainsi.

* Voir le trend historique de la rubrique « alimentation ».

 

Offre – structures

Le travail a connu, au fil de l’histoire, des changements considérables. Autrefois (et pendant très longtemps), on travaillait dans le champ familial (ou communautaire) pour assurer sa subsistance. Avec la complexification de la société humaine et la création de la monnaie (nous y reviendrons dans les paragraphes consacrés à l’organisation sociétale), les individus ont été contraints de travailler hors du cadre familial et/ou communautaire. L’artisanat s’est développé. Avec la révolution industrielle (au 19ème siècle), les individus ont quitté les champs et/ou leur établi pour les usines (et les villes). L’essentiel des individus ne possédait alors que sa force de travail pour subvenir à ses besoins. Seuls les propriétaires* d’usine(s) (et donc du capital) n’étaient pas « soumis » au labeur éreintant et quotidien… mais les autres (tous les autres) étaient contraints de travailler « à la sueur de leur front » et les mains « dans la poussière » ou « le cambouis »…

* Qui (en général) appartenaient à de grandes familles (bourgeoisie et/ou aristocratie) et ne représentaient qu’une part infime des individus.

 

Avec la complexification des tâches industrielles, une partie des ouvriers a eu accès à des activités de supervision (contremaîtres). Avec la progressive « démocratisation » des études, les individus « les plus éduqués » ont pu prétendre à des postes d’ingénieur. Au fils des siècles, les Etats se sont développés et la fonction publique a été instituée (assez tardivement) pour assurer le fonctionnement des différentes administrations. Ainsi, divers emplois dans l’éducation nationale, la police, la gendarmerie, les transports, les télécommunications, les « énergies » et le domaine social ont été créés. Peu à peu, les classes moyennes se sont développées et ont représenté l’essentiel des salariés. Et au fil des progrès et du développement économique, l’ère industrielle s’est lentement et progressivement éteinte au profit des sociétés dites tertiaires* — au sein desquelles les services et les prestations deviennent majoritaires — et qui constituent jusqu'à aujourd’hui le secteur économique qui emploie et recrute l’essentiel des individus…

* Aujourd’hui (comme dirait l’autre…), il n’y a quasiment plus de métier, il n’y a que des emplois… De façon schématique, on pourrait dire que les métiers nécessitent l’apprentissage (plus ou moins long) d’un savoir-faire alors les emplois ne requièrent que des compétences…

 

De nos jours (et depuis fort longtemps déjà), le travail est un secteur régulé par un marché de type capitaliste plus ou moins encadré et organisé par l’Etat (interdiction du travail des mineurs(1), législation sur le marché du travail, syndicats, droit du travail, salaire minimal etc etc). La tendance actuelle semble globalement à la disparition progressive (à la lente déliquescence ?) de l’Etat Providence – le Welfare state (intervention substantielle et « bienveillante » de l’Etat en cas d’impossibilité de travailler de façon provisoire ou définitive) – au profit du workfare qui s’accompagne d’une libéralisation du marché du travail très imprégnée d’une idéologie ultralibérale plus ou moins mâtinée d’une note sociale-démocrate (la flexisécurité par exemple) où l’on fait la part belle aux entreprises et aux entrepreneurs (véritables figures héroïques de la modernité et seules icônes contemporaines de la réussite…) tout autant qu’à l’idéologie capitaliste, productiviste et consumériste, qui, grâce à la mondialisation, s’impose partout sur la planète comme le seul modèle possible(2)

(1) Même si dans de nombreux pays, aujourd’hui, les enfants travaillent encore…

(2) Modèle d’organisation de la production et des échanges aujourd'hui dominant dont le fonctionnement révèle, de façon évidente, une grande similitude avec le fonctionnement psychique (on pourrait même dire qu’il en constitue le reflet quasi exact)…

 

Demande – individus

Autrefois, les individus travaillaient. Aujourd’hui, ils travaillent. Et demain, sans doute travailleront-ils encore… le travail a toujours été plus ou moins associé à l’idée de contrainte et de pénibilité. Bien que l’on ait assisté à une diminution très progressive du temps de travail, à la création des jours de repos, des congés payés, de la retraite, des syndicats, des revendications salariales et du droit de grève, le travail demeure encore et toujours une obligation quasi généralisée. Autrefois, les individus travaillaient la terre pour manger. Aujourd’hui, ils travaillent à l’usine, en institution, au bureau, en open space, sur un chantier ou dans leur cabinet pour obtenir un revenu qui leur permette de manger, de se loger et de se payer quelques « menus plaisirs et distractions ». Le travail représente toujours (avec le sommeil) l’activité à laquelle les êtres humains consacrent le plus de temps (plus d’un tiers de la journée).

 

Avec l’avènement de la culture de l’efficacité et du résultat, l’âpreté et la violence de la concurrence entre les entreprises et les individus (les conflits armés ont globalement laissé place aux guerres économiques entre les entreprises et à la compétition entre les individus — nous y reviendrons abondamment…), les salariés sont obligés de « livrer bataille » et de « faire bonne figure » malgré une pressurisation, une précarisation et un stress quasi permanents. Les arrêts de travail, les burn out, les dépressions font florès un peu partout… On enjoint aux individus d'être compétitifs et performants, à être engagés corps et âme « pour leur boîte », malléables à merci en fonction des injonctions des marchés et des aléas économiques, accessibles à tout moment, on caresse dans le sens du poil leur ego à la fois meurtri et flatté, on les soumet à des évaluations permanentes pour réaliser aveuglément des objectifs économiques et financiers absurdes et insensés(1). L’argent roi est partout consacré et le profit « à gogo » devient le seul but, l’unique idéal dans une incessante fuite en avant sans doute nécessaire pour cacher le vide, l’inconsistance et la misère des sociétés contemporaines… malgré l’émergence (timide) de quelques voix qui s’élèvent face à « la folie » du monde et la naissance (quelque peu timorée) de nouvelles organisations du travail(2).

(1) Qui pourraient se résumer à « faire du fric et du profit »…

(2) Par exemple, les entreprise autogérées ou les entreprises dites « libérées » qui rendent, de façon plus ou moins instrumentalisante, le travail plus épanouissant (autant que possible…), sans contrôle et avec plus de responsabilité individuelle quelle que soit la fonction occupée au sein de l’entreprise.

 

Notons néanmoins qu’en dépit de « l’absurdité et de l’ignominie » apparentes de cette organisation du travail où l’immense majorité des individus s’échine « à la besogne » dans le seul but d’obtenir un salaire (et, la plupart du temps, en se plaignant de ses conditions de vie professionnelle), bien peu seraient en mesure d’occuper « leur temps libre » de façon « intelligente » si on leur offrait la possibilité de ne plus travailler… En outre, le métier ou la profession représente aujourd’hui pour la quasi-totalité des individus l’élément central de leur identité (en particulier, pour les activités professionnelles « valorisantes »)… et beaucoup sombreraient dans un vide et un mal-être abyssaux* si on les « privait » de leur emploi…

* Que les individus et les sociétés seraient incapables de gérer (et moins encore d’en comprendre « l’origine profonde »...).

 

Achevons cette rubrique(1) par un mot (un petit mot) sur le bénévolat qui représente une activité non négligeable (dans les pays dits « développés ») et qui s’inscrit (très souvent) de façon complémentaire au travail salarié (rémunéré) sur les plans individuel et collectif… et qui consiste à œuvrer gratuitement et régulièrement(2) « à titre personnel » dans un (ou des) domaine(s) que les individus « affectionnent » ou jugent important(s) ou essentiel(s)…

(1) Notons que nous aurions pu aborder cette thématique dans la rubrique des besoins distractifs… en effet, bon nombre d’individus appréhende le bénévolat comme une forme d’occupation, un simple « passe-temps » pour « occuper » leur temps libre…

(2) « En dehors » des heures de travail pour les personnes engagées dans une activité professionnelle ou de façon (plus ou moins) substitutive à l’activité professionnelle pour les personnes dites « inactives ».

 

Toutes ces informations générales ne doivent, bien évidemment, pas nous faire oublier les incroyables inégalités en matière d’emploi qui sévissent (et ont toujours plus ou moins sévi) dans le monde où une partie de la population a plus ou moins la possibilité de choisir une branche d’activité selon ses capacités et ses goûts et une autre partie est cantonnée à dégoter un travail (quand elle en dégote un…) souvent misérable, sous-payé, rébarbatif, exténuant, répétitif et peu épanouissant (mais tous les jobs ne le sont-ils pas ?)…

 

 

Eléments pour une analyse évolutive*

* Voir les éléments pour une analyse évolutive de la rubrique « alimentation ».

 

Objectifs généraux

Assurer la satisfaction des besoins et des désirs en matière de travail de façon sécurisée et permanente et de façon aussi rapide, simple, confortable et intelligente que possible (selon les capacités et les aspirations des individus et les possibilités offertes par les structures de production et le contexte économique) et assurer l’amélioration des réponses (leur fabrication, leur accès et leur utilisation) en matière de rapidité, de simplicité, de durabilité, de sécurité, de confort et de possibilités nouvelles*… (avec amélioration continue de l’amélioration – cycle infini…).

* Ainsi qu’en matière de satisfaction, de plaisir, de bonheur, de joie et de beauté qu’elles peuvent offrir…

 

Eléments pour une analyse « théorique* » plus fine et plus profonde

- l’Homme est une forme énergétique vivante complexe perceptive complexe préconsciente

- le travail est une forme énergétique immatérielle qui crée des formes énergétiques immatérielles idéatives et/ou des formes énergétiques matérielles synthétiques

- les « lieux de travail » sont des formes énergétiques matérielles « synthétiques » qui abritent (entre autres) des formes énergétiques vivantes complexes perceptives complexes préconscientes, des formes énergétiques matérielles synthétiques et des formes énergétiques immatérielles idéatives et émotionnelles.

* Voir les éléments pour une analyse « théorique » plus fine et plus profonde de la rubrique « alimentation ».

 

Les autres éléments que nous abordons habituellement dans cette rubrique* seront étudiés (amplement) dans les paragraphes consacrés à l’organisation économique de la société humaine (nous vous invitons à vous y référer).

* Qui sont (pour mémoire) les paramètres pris en considération de nos jours, les évolutions actuelles, les évolutions possibles et les directions probables, les évolutions à très long terme et l’objectif idéal (implicite).

 

 

Perspectives*

* Voir les perspectives de la rubrique « alimentation ».

 

Sociétés de demain

Le travail devient « roi tyrannique ». Hyperspécialisation des tâches. Emergence d’autres modes de travail (multi-cartes, « multi-jobs », à distance ou très flexibles par exemple). Et émergence (progressive) d’activités plus porteuses de sens pour l’individu et la société

 

Sociétés d’après demain

Essoufflement naturel et progressif du travail « tyrannique ». Et développement d’activités professionnelles plus épanouissantes individuellement et collectivement

 

Sociétés à moyen terme

- réorganisation progressive du monde du travail avec une orientation vers des secteurs et des domaines phares (recherche, fabrication industrielle, écologie, enseignement, savoir, bien-être, spiritualité)

- généralisation du travail « tournant » selon les aspirations des individus avec diminution drastique du temps de travail journalier. Et émergence progressive d’un travail non obligatoire et non rémunéré

 

Sociétés à long terme

- généralisation du travail non obligatoire et non rémunéré par vocation ou aspiration temporaire. Emergence de la disparition de la notion de travail (les individus deviennent de plus en plus capables d’assurer toutes les fonctions dans tous les domaines)

- chaque individu pourrait œuvrer (à sa convenance) à certains domaines de sa convenance pendant une durée choisie (elle aussi, à sa convenance). Développement de la disparition de la notion de travail

- disparition totale de la notion de travail

 

 

Le besoin d’argent : les réponses aux besoins pécuniaires

 

Généralités

Depuis la création de la monnaie (instituée à l’origine pour donner une valeur aux objets et aux biens et permettre des échanges plus aisés), les Hommes ont progressivement attribué à l’argent une place centrale à tel point qu’il est rapidement devenu un élément essentiel et prépondérant dans l’existence humaine(1)... Il a ainsi quitté son rôle d’instrument pour devenir une fin en soi, un objectif à part entière... Et l’argent, un peu partout, a été « consacré »... en devenant, dans l'esprit des individus, le synonyme absolu du bonheur (ou du moins de la satisfaction des besoins et des désirs(2)).

(1) Les Hommes l’ont très vite associé à la possibilité de répondre à leurs besoins et à leurs désirs.

(2) Les Hommes estiment que l’argent (et la sexualité) « font » tourner le monde. En tout cas, il est notable que ces deux domaines sont à l’origine de l’essentiel des activités humaines…

 

 

Bref aperçu historique

 

Premières sociétés humaines

Eventuellement troc (plus ou moins informel)

 

Sociétés primitives

Troc. Graines, pierres, coquillages et pièces

 

Sociétés d’avant-hier (jusqu’au 18ème siècle)

Pièces, billets

 

Sociétés d’hier (jusqu’au 20ème siècle)

Pièces, billets, chèques, cartes de crédit

 

Sociétés d’aujourd’hui

Cartes de crédit, paiements immatériels, monnaies virtuelles

 

 

Trend historique (subjectif* à grandes enjambées)

Bien qu’il conviendrait de faire une distinction entre les différents types de sociétés au fil de l’histoire humaine (toutes les sociétés n’ont pas connu un tel développement), nous pouvons dire que les réponses aux besoins pécuniaires ont globalement évolué ainsi.

* Voir le trend historique de la rubrique « alimentation ».

 

Offre – structures

L’argent a connu, au fil de son histoire, des changements majeurs : coquillages, graines, cailloux, pierres précieuses, or, pièces d’or, d’argent, monnaies frappées par « les puissants » et les rois, billets de banques, cartes de crédit, paiements en ligne, paiements immatériels, bitcoins (et autres monnaies virtuelles)...

 

La création des institutions financières et des banques publiques et privées a permis d’institutionnaliser le système financier qui s’est progressivement complexifié (crédits, épargne, banques centrales, produits et marchés financiers, marchés des taux d’intérêt, taux de change , bourses et places financières, marchés spéculatifs de plus en plus complexes…). La monnaie est devenue un domaine clé et un élément absolument central dans la vie des individus, des entreprises et des Etats. Le « nerf de la guerre » comme aiment à le souligner certains (parfois non sans une certaine jubilation ou un certain cynisme…). Et au vu de l’intérêt (si j’ose dire !) qu’il représente, le domaine monétaire et financier est devenu quasi omnipotent. A ce titre, il semble assez clair que les « riches » de ce monde se trouvent être (et se sont toujours trouvés) en général parmi « les plus puissants » et les plus influents… Et aujourd’hui, il est fort probable que les consortiums financiers internationaux, les fonds de pension et autres « grandes puissances financières » imposent « leurs lois » et dictent, plus ou moins, leurs directives et leurs orientations(1) aux instances politiques et aux institutions internationales dans l’organisation, le fonctionnement et la marche du monde(2)

(1) En tirant « les ficelles » dans l’ombre… Il semble évident que leurs transactions et leurs « lobbyistes » demeurent (le plus souvent) très secrets et bien opaques…

(2) Il n’est pas de notre ressort d’entrer dans les détails ni de fournir des éléments « indiscutables » quant au pouvoir de l’argent… mais, à bien des égards, il ne serait sans doute pas abusif de penser que depuis qu’il existe, c’est lui et leurs détenteurs qui fixent l’essentiel des règles…

 

Demande – individus

Depuis fort longtemps (quasiment dès la création de la monnaie), nul Homme n’est en mesure de vivre sans argent… Il constitue, outre la clé de voûte du système humain*, un élément absolument central et incontournable dans la vie des individus. Au point parfois de leur faire « perdre la tête » et/ou de commettre le pire…

* L’argent est si central que l’économie (et, en particulier, la microéconomie) en a fait le paramètre essentiel des deux principaux agents économiques que sont les entreprises qui, selon cette discipline, maximisent leur profit sous contrainte de coût et les individus et les ménages qui maximisent leur satisfaction (leurs désirs) sous contrainte de budget…

 

Beaucoup voient dans l’argent le gage d’une vie meilleure… tous (à peu près tous) veulent en gagner (et si possible toujours plus… et même davantage…) et par tous les moyens possibles (et imaginables), de façon légale et/ou illégale (travail acharné, ambition professionnelle, jeux d’agent, loterie, casino, épargne, investissement, spéculation, entreprise commerciale florissante, vol, braquage, escroquerie, extorsion, fabrication de fausse monnaie… la liste est très longue…). Notons que cette quasi éternelle et écrasante omnipotence de l’argent a suscité parfois des réactions diverses dans certaines communautés (assez minoritaires) d’individus : troc « moderne », Systèmes d’Echange Local (SEL), monnaies locales et diverses autres innovations et tentatives en la matière…

 

Toutes ces informations générales ne doivent, bien évidemment, pas nous faire oublier les effroyables et effarantes inégalités en matière de richesse qui sévissent (et ont toujours plus ou moins sévi) dans le monde où une partie de la population accumule l’argent et les richesses et vit dans une abondance et un luxe écœurants et une autre partie qui ne possède rien (ou si peu) doit se résigner à survivre chichement avec un revenu dérisoire et insuffisant…

 

 

Eléments pour une analyse évolutive*

* Voir les éléments pour une analyse évolutive de la rubrique « alimentation ».

 

Objectifs généraux

Assurer la satisfaction des besoins et des désirs pécuniaires de façon sécurisée et permanente et de façon aussi rapide, simple, confortable et intelligente que possible (selon les capacités et les aspirations des individus et les possibilités offertes par le contexte économique) et assurer l’amélioration des réponses (leur fabrication, leur accès et leur utilisation) en matière de rapidité, de simplicité, de durabilité, de sécurité, de confort et de possibilités nouvelles*… (avec amélioration continue de l’amélioration – cycle infini…).

* Ainsi qu’en matière de satisfaction, de plaisir, de bonheur, de joie et de beauté qu’elles peuvent offrir…

 

Eléments pour une analyse « théorique* » plus fine et plus profonde

- l’Homme est une forme énergétique vivante complexe perceptive complexe préconsciente

- l’argent est une forme énergétique matérielle « synthétique » ou immatérielle associée à une forme énergétique immatérielle idéative (symbolique) et émotionnelle.

* Voir les éléments pour une analyse « théorique » plus fine et plus profonde de la rubrique « alimentation ».

 

 

Les autres éléments que nous abordons habituellement dans cette rubrique* seront développés (amplement) dans les paragraphes consacrés à l’organisation économique de la société humaine (nous vous invitons à vous y référer).

* Qui sont (pour mémoire) les paramètres pris en considération de nos jours, les évolutions actuelles, les évolutions possibles et les directions probables, les évolutions à très long terme et l’objectif idéal (implicite).

 

 

Perspectives*

* Voir les perspectives de la rubrique « alimentation ».

 

Sociétés de demain

Modes de paiement immatériels (avec support)

 

Sociétés d’après demain

Modes de paiement immatériels (sans support)

 

Sociétés à moyen terme

Diminution progressive des échanges monétisés

 

Sociétés à long terme

Suppression des échanges monétisés

 

 

Les besoins administratifs : les réponses aux besoins administratifs

 

Généralités

Avant la création des Etats, l’Homme n’était pas contraint de « rendre des comptes » à la puissance publique (qui, par définition, n’existait pas). Nous aborderons, de façon plus détaillée, ces thématiques dans les paragraphes consacrés à la société humaine. De façon schématique (voire ultra simpliste(1)), nous pourrions simplement dire, ici, que la prise en charge par les Etats de certains secteurs (les domaines régaliens, en particulier, la nécessité d’assurer l’ordre public et la défense du territoire), les a « contraints » à trouver des fonds pour financer leurs dépenses (les dépenses publiques) et les a donc (plus ou moins) « obligés » à avoir recours à l’impôt(2) et au recensement de la population(2) (avec bien des excès, des abus et des spoliations au cours de l’histoire et qui sont encore d’actualité dans de très nombreuses contrées du monde…). Les Hommes ont donc dû, dès les linéaments d’une vague et officielle structure territoriale régie par une quelconque autorité, se plier à des obligations (impôts, conscription, enrôlement militaire, papiers d’état civil… on en passe et de beaucoup moins drôles…).

(1) Et en partie erronée (mais nous l’assumons)…

(2) Même si l’origine de l’impôt et du recensement est plus lointaine et moins liée (beaucoup moins liée) à la défense de l’intérêt public…

 

 

Bref aperçu historique

 

Premières sociétés humaines

Participation et contributions naturelles et « obligatoires » aux tâches collectives et d'intérêt général (sans doute sous peine de stigmatisation et/ou d’exclusion)

 

Sociétés primitives

Participation et contributions naturelles et « obligatoires » aux tâches collectives et d'intérêt général (sans doute sous peine de stigmatisation et/ou d’exclusion)

 

Sociétés d’avant-hier (jusqu’au 18ème siècle)

Emergence, développement et généralisation des obligations (puis, plus tardivement, des droits) à l’égard des autorités gouvernantes (seigneur, souverain, Etat…) – contributions financières (et/ou en nature), participation obligatoire à la défense du territoire…

 

Sociétés d’hier (jusqu’au 20ème siècle)

Forte augmentation de l’intervention des Etats dans tous les domaines de la « sphère individuelle » (droits et obligations – les obligations sont essentiellement relatives aux impôts, aux cotisations sociales, aux diverses autorisations et attestations, à l’état civil, aux permis, au respect des normes, des arrêtés, des décrets et des lois… et les droits concernent essentiellement la participation aux élections, les revenus de redistribution et de remplacement, la garantie d’une prise en charge étatique dans certains domaines (éducation, justice, santé, parfois logement et transport…).

 

Sociétés d’aujourd’hui

Accroissement quantitatif et qualitatif des domaines d’intervention de la puissance publique en matière de lois, de normes et de règlementations et, de façon concomitante, émergence et développement d’une réduction de la prise en charge financière de l’Etat* dans un grand nombre de domaines (en particulier la santé, le logement, les transports et l’éducation).

* Liée, sans doute, à la fois à la récurrence des crises économiques et financières depuis le début du 20ème siècle et à l’émergence, au développement et à la prédominance actuelle d’une idéologie politique de type social-démocrate, fondée sur une participation financière publique réduite exceptée pour les individus considérés comme « indigents » et/ou fortement précaires, un encadrement (législatif) relativement strict du marché et des échanges entre les individus mais avec un contrôle et une régulation minimale et une forme d’accompagnement assez neutre et plutôt de type libéral en matière individuelle…

 

 

Trend historique (subjectif* à grandes enjambées)

Bien qu’il conviendrait de faire une distinction entre les différents types de sociétés au fil de l’histoire humaine (toutes les sociétés n’ont pas connu un tel développement), nous pouvons dire que les réponses aux besoins administratifs et publics ont globalement évolué ainsi.

* Voir le trend historique de la rubrique « alimentation ».

 

Offre – structures

Le domaine public a connu, au fil de l’histoire, des changements considérables. Les obligations ont varié en fonction des régimes (despotique, autocratique, démocratique…) et des circonstances (conflits, paix…).

 

De façon générale, les Etats ont contraint « leurs sujets », autrement dit le peuple, à participer au « fonctionnement sociétal » et à la défense du territoire (sur lequel ils avaient autorité). De façon simpliste, nous pourrions dire qu’ils ont exacerbé (souvent avec grand succès) la fibre patriotique des « citoyens » pour exercer leur pouvoir.

 

Au fil de l’histoire, les Etats ont pris des mesures de plus en plus fortes et contraignantes pour encadrer la vie des individus, les obligeant à payer des impôts (de multiples impôts), à payer des cotisations sociales ou à souscrire à des contrats d’assurance (privés) dans de nombreux domaines (logement, santé, véhicule etc etc). Les Etats ont également progressivement régi tous les domaines de l’existence avec, par exemple, les politiques familiales et sociales, les lois, les normes et les règlements en matière d’hygiène, de santé, de scolarité obligatoire, de logement, de travail, de circulation, de relations individuelles et collectives etc etc, censés garantir le traitement équitable des individus, les protéger les uns des autres (ce qui est, en partie, vrai…) et assurer un « mieux être » individuel et un « vivre ensemble » acceptable* (nous aborderons ces éléments, de façon un peu moins grossière, dans les paragraphes consacrés à la société et à l’organisation étatique).

* Très souvent au détriment de la liberté individuelle comme si les Etats « muselaient » certaines pulsions et tendances humaines en craignant (parfois de façon légitime) d’éventuels débordements et une certaine forme de chaos…

 

Demande – individus

Autrefois (et jusqu’à un passé assez récent), les individus subissaient sans résistance ni revendication l’autorité publique (par crainte, absence et/ou méconnaissance du droit). Avec le développement des sociétés démocratiques et la montée de l’individualisme, les individus sont devenus moins enclins à suivre aveuglément les directives (autoritaires) des pouvoirs publics. Certaines revendications ont donc contraint les Etats à prendre en considération « la liberté individuelle », à moins intervenir et à moins encadrer la sphère privée. En dépit de ce sursaut, les individus (en échange des droits octroyés par la « puissance publique(1) ») se sont vus contraints, dans de nombreux pays, de remplir un certain nombre d’obligations (et de remplir, par la même occasion, quantité de paperasses…) :

 

- pièces d’identité civile (carte d’identité, passeport) ;

- obtention de différents permis (de conduire, de construire, de port d’armes, de chasse…) ;

- impôts ;

- diverses assurances collectives (assurance sociales traditionnelles — système de répartition) et privées (système de capitalisation dans différents domaines – logement, véhicule, santé…) ;

- divers formulaires, attestations, certificats en vue d’obtenir certains revenus de redistribution (sommes versées par l’Etat dans diverses situations)…

- etc etc(2).

(1) Qui dit bien son nom…

(2) Arrêtons-là notre liste ! Et évitons de gaspiller trop de papier, aujourd’hui (en dépit de « l’ère informatique »…), les administrations (entre autres institutions) s’en chargent déjà très largement…

 

Toutes ces informations générales ne doivent, bien évidemment, pas nous faire oublier les effroyables inégalités en matière d’intervention publique qui sévissent (et ont toujours plus ou moins sévi) dans le monde où une partie de la population vit dans des sociétés de droit et bénéficie d’une certaine forme de liberté (d’expression, de circulation etc), d’une certaine forme d’égalité de traitement, d’une assistance (plus ou moins « généreuse ») de l’Etat et d’une probité de ses administrations (et de leurs fonctionnaires) et une autre partie vit dans des sociétés de non droit et subit la dictature, le musellement, les arrestations arbitraires et les répressions policières ainsi que la corruption, le vol, les magouilles et l’iniquité des pouvoirs publics et de ses gouvernants…

 

 

Eléments pour une analyse évolutive*

* Voir les éléments pour une analyse évolutive de la rubrique « alimentation ».

 

Objectifs généraux

Assurer le fonctionnement de l’Etat et l’organisation, la sécurité et l’évolution de la société et du « vivre ensemble » en prenant en considération et en respectant (en général) les libertés individuelles des citoyens (droits, qualité de vie, « épanouissement » personnel…) en fonction des deniers publics (finances publiques et budgets « ministériels »). Et assurer l’amélioration du fonctionnement, de l’organisation, de la sécurité et de l’évolution de la société et l’amélioration du « bien-être » de chaque individu.

 

Eléments pour une analyse « théorique* » plus fine et plus profonde

- l’Homme est une forme énergétique vivante complexe perceptive complexe préconsciente

- l’Etat est à la fois une forme énergétique immatérielle idéative et une forme énergétique matérielle « synthétique » qui abrite (entre autres) des formes énergétiques vivantes complexes perceptives complexes préconscientes

* Voir les éléments pour une analyse « théorique » plus fine et plus profonde de la rubrique « alimentation ».

 

Les paramètres pris en considération de nos jours (début du 21ème siècle)

- les crises économiques et financières

- le vieillissement de la population

- l’expansion démographique

- le taux de chômage

- les migrations internationales

- les inégalités et disparités entre les pays-nations

- la réorganisation de la hiérarchie économique (avec l'essor des pays dits « émergents »)

- l’hégémonie de l’idéologie productiviste, capitaliste, consumériste et individualiste

- les restrictions budgétaires (imposées par les « autorités » nationales et supranationales)

- la tendance à la « social-démocratisation » des Etats et des nations

- la tendance à la progressive substitution du Welfare state par le Workfare

- l’absence de perspectives et d’idéaux sociétaux (hormis le sacro-saint et absurde taux de croissance…)

- le mal-être croissant des individus (dans le monde du travail et la société)

- le repli identitaire et communautaire

- la dimension « asphyxiante » des Etats qui régissent de plus en plus tous les domaines de la sphère individuelle (multiplication des impôts, augmentation des contributions sociales, inflation des lois et des normes « phagocytantes »)

 

 

Les autres éléments que nous abordons habituellement dans cette rubrique(1) et dans la rubrique « Perspectives(2)» seront développés (amplement) dans les paragraphes consacrés à l’organisation politique et judiciaire de la société humaine (nous vous invitons à vous y référer).

(1) Qui sont (pour mémoire) les évolutions actuelles, les évolutions possibles et les directions probables, les évolutions à très long terme et l’objectif idéal (implicite).

(2) Qui sont (pour mémoire) les orientations possibles pour les sociétés de demain et d’après-demain ainsi que pour les sociétés à moyen et long termes.

 

 

Note générale sur l’évolution des kits (modules)

Quelques mots sur les différents kits que nous avons évoqués tout au long de cette partie. Soulignons d'abord que ces kits existent déjà aujourd’hui mais ne sont pas (en général) appréhendés ainsi... Le sac à dos, par exemple, pourrait être une grossière mais néanmoins parfaite illustration. Lorsque l’on part en randonnée, que met-on dans un sac à dos ? En premier lieu, des denrées alimentaires et une gourde, sorte de « kit alimentaire », des vêtements, sorte de « kit vestimentaire », un nécessaire de toilette et une trousse de secours, sorte de « kit de santé », une tente, sorte de « kit de logement », un réchaud et une popote, sorte de « kit domestique », un couteau, sorte (entre autres) de « kit de protection », un téléphone portable, sorte de « kit de communication », une carte (et/ou un guide), sorte de « kit de savoirs », un livre, sorte de « kit de distraction* », une carte de crédit, sorte de « kit financier » etc etc.

* Ou kit de compréhension (selon le livre et l'aspiration des individus)...

 

Il est probable que les kits(1) (véritables) mais également leur contenu et leurs batteries soient, dans un premier temps, assez volumineux et peu autonomes (en effet, il conviendra sans doute de les recharger (en énergie) et de les réapprovisionner souvent(2)). Ils pourraient d’abord être fabriqués (et le seront sûrement) par les industriels selon diverses techniques, déjà plus ou moins existantes et améliorables, avant de l’être probablement à l’aide de plus ou moins grosses imprimantes 3D. Il est fort probable également qu’ils soient ultra personnalisables (totalement adaptés aux besoins individuels).

(1) Que l’on pourrait également appeler « modules ».

(2) A l'instar des cigarettes électroniques aujourd'hui...

 

Au fil des progrès techniques et technologiques, on peut imaginer (sans grande difficulté) que ces imprimantes 3D se perfectionnent, se miniaturisent et puissent être accessibles au plus grand nombre, permettant (plus ou moins) à chaque foyer de posséder la sienne. Une partie de ces kits, leurs contenus et leurs batteries pourrait être alors fabriquée « à la maison ». Puis (ou de façon parallèle), ces kits (leur contenu et leur batterie) pourraient continuer à se miniaturiser, à se sophistiquer, à s’autonomiser et à devenir de plus en plus « intelligents »… Et tous pourraient (à terme) évoluer progressivement vers des kits immatériels capables de créer de « l’organique », du synthétique, de l’organo-synthétique, du chimique, du chimico-synthétique puis de l’immatériel avant de devenir progressivement intégrables au corps et/ou au cerveau et/ou à une sorte de combinaison ou de « peau » qui subira, elle aussi, de nombreuses transformations avant de devenir très sophistiquée, totalement autonome et intelligente (adaptable à toutes nouvelles circonstances) et immatérielle, fonctionnant en circuit fermé « ouvert », pleinement auto-régénérante et connectée à toutes les autres formes et à l’ensemble de l’Existant.

 

Comme nous l’avons évoqué (pour chaque type de besoin) dans les paragraphes consacrés aux évolutions probables, pourraient ainsi fleurir des kits alimentaires ou alimentaro-hydriques, voire alimentaro-oxygéno-hydriques, des kits de santé, d’évacuation, de protection, de fabrication, de création, de reproduction, de défense, de communication, de connaissance (savoirs), de connaissance spirituelle etc etc(1) qui ne cesseront (comme nous l’avons déjà dit) de se sophistiquer et de se miniaturiser avant d’être progressivement intégrables à une sorte de combinaison synthético-chimique, puis synthético-immatérielle puis immatérielle qui offrira (à terme) une très large palette de possibilités avec différents modes (et avec tous les degrés possibles et imaginables). Nous ne prendrons pas la peine ici de développer ce point (il appartient aujourd’hui à la science-fiction(2)…), nous nous limiterons (par souci de simplicité) à donner les principaux modes (qui pourraient exister) : mode nul qui serait le mode humain naturel sans aide ni artifice / mode modéré / mode médian / mode élevé / mode maximum. Ces différents modes permettraient ainsi aux individus de choisir, dans tous les domaines, les modes les plus appropriés selon leurs aspirations, leurs capacités, leurs caractéristiques ou leurs spécificités.

(1) Notons qu’il y aura également un kit financier ultra individualisé qui deviendra très vite immatériel et qui disparaîtra très progressivement avec l’avènement de la Conscience et la transformation des individus*, des relations interindividuelles et des sociétés (nous y reviendrons dans les paragraphes consacrés aux sociétés de moyen et de long termes)...

* De moins en moins enclins à s’identifier à la forme…

(2) Et pourrait laisser dubitatifs, circonspects, rêveurs ou très enthousiastes certains esprits contemporains…

 

Illustrons simplement notre propos en prenant quelques exemples. Ainsi, en matière de reproduction, un individu pourrait choisir de se reproduire naturellement (mode nul) sans aucune intervention artificielle, en éliminant certains risques (mode modéré), en éliminant la plupart des risques (mode médian), en éliminant tous les risques avec une part d’incertitude (mode élevé) ou en éliminant tous les risques et en optant pour une duplication directe et à l’identique ou de son choix (mode maximum).

 

En matière de santé, un individu pourrait décider de vivre (le temps qu’il souhaite et avec la possibilité de changer de mode à tout moment) en mode nul, sans protection bactérienne, virale et sans modification génétique, sans anesthésique et sans remplacement des organes qui subiraient alors une sénescence provoquant la disparition de l’individu (qui pourrait donc ressentir la douleur et avoir des troubles, et donc éventuellement décider de sa mort), ou bien de vivre en mode modéré, médian, élevé ou maximum, c’est-à-dire avec invulnérabilité, insensibilité totale à la douleur et immortalité…

 

Enfin, en matière alimentaire, un individu pourrait choisir de s’alimenter avec des aliments organiques (mode nul) jusqu’à des apports nutritifs immatériels appropriés directs et automatiques (mode maximum) et avec toute la palette intermédiaire.

 

Notons également que ces différents kits pourraient éventuellement être en mesure (pourquoi pas ?) d’opérer une sélection très fine en fonction des parties du corps. Ainsi, par exemple, en matière de protection, un individu pourrait choisir une protection élevée pour les pieds, une protection moyenne pour la tête, une protection modérée pour le tronc et une protection nulle pour les membres etc etc… Et à terme, ces fonctionnalités pourraient être activées soit automatiquement selon les besoins et/ou la dangerosité du milieu soit simplement actionnées par la pensée…